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Mille mots par jour et pas un de plus

Un après-midi, après une visite de DHC/Art avec Zoé 10 ans, sur le retour vers la maison. En marchant depuis la rue St-Jean, Zoé nous parle d’un concept qu’elle aime.

Imagine, tu n’as que mille mots par jour. Tu ne peux dire ou écrire que mille mots. Pas un de plus. Cela commence à minuit et cela se terminera à 23 heures 59 pour que ton crédit soit remis à zéro.

L’idée est géniale. C’est un prémisse littéraire très intéressant.

Un matin, en survolant le site d’Infopresse, nous tombons sur cet article de Mitch Joel.

Nous sommes désolés d’avoir créer un lien entre Mitch et Zoé. Nous aurions pu choisir un autre consultant ou gourou.

Le but ne consiste pas à dénoncer untel dans ce papier. Nous sommes juste jaloux de Zoé et nous allons appliquer ce principe.

Est-ce que tout doit nécessairement être dit ? Les Twitter et Facebook ne sont-ils pas des outils où la pensée est gaspillée ?

Nous économisons nos paroles.

Au revoir.

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Chatroulette nous fait peur

Le dernier buzz du web est dangereux, un site où vous êtes mis en contact automatiquement avec un inconnu, image à image, texte à texte, sans préambule. Vous ouvrez, une personne est en face de vous. Vous pouvez la flusher comme elle peut le faire en un clic. Et vous retombez sur une autre personne.

Cela est rigolo sur le principe.

Le contenu est édifiant.

Des hommes qui se masturbent, des personnes banales, des militaires hargneux, des jeunes qui pourraient être au primaire, toute la planète du web dans votre lucarne.
Aucun filtre, aucun discernement, le far-west.

Cela est rigolo 2 minutes.

Cela l’est moins lorsque cela ressemble à une boite de Pandore. Lorsque vous avez 12 ans et que vous pouvez voir ce que vous pourriez découvrir plus tard avec peut-être une éducation.

Cela est en rapport avec un texte très pertinent lu dans le site des Inrocks.

Un permis pour naviguer dans le web.

« Vous vous êtes positionné récemment en faveur de la création d’un passeport virtuel pour pouvoir se connecter à Internet et mettre fin à l’anonymat. Pouvez-vous nous en dire plus ?

La question est de donner à la cyber police plus de pouvoirs et plus de moyens pour lutter contre le cyber crime. Aujourd’hui, 99% des utilisateurs d’Internet sont persuadés d’être anonymes sur la toile. Mais c’est faux. Si le gouvernement veut les retrouver, il y arrivera. Par contre, les cyber criminels savent comment passer entre les mailles du filet.

Mon idée est simple : quand vous conduisez une voiture, si vous respectez le code de la route, la police vous laissera tranquille. Par contre, si vous enfreignez le code, là la police viendra vous attraper. Votre permis de conduire, votre plaque minéralogique aident la police à vous identifier et à vous arrêter si vous ne respectez pas les règles.

Aujourd’hui sur Internet, on peut dire que votre adresse IP ou l’adresse MAC de votre ordinateur sont votre plaque minéralogique. Mais quid du permis de conduire ? Je pense que tous les internautes doivent avoir un passeport digital, comme ça si vous agissez mal, la police pourra vous tracer. Mais ce genre de décision ne peut pas se prendre au niveau national : les cyber criminels ne connaissent pas les frontières. Il faut une coopération internationale, pour créer un Interpol de la cybercriminalité, qui tracera les criminels, et transférera les données aux polices locales. Sans cette régulation, il y a aura de plus en plus de cyberattaque envers les Etats.

C’est une question critique, car nous dépendons d’Internet. 90% de l’économie mondiale en dépend. Si un criminel réussit à prendre le contrôle d’un million d’ordinateur à travers le monde, et décide de lancer une attaque sur la France, que pensez-vous qu’il va se passer ?

Mais les cyber criminels ne trouveront-ils pas toujours un moyen de passer entre les mailles du filet, même si on décide de réguler le réseau ?

Bien sûr, certains y arriveront, mais pas tous. Imaginez qu’il n’y ait plus de police dans la rue, plus de lumière, qu’il n’y ait pas besoin de permis pour conduire, et que toutes les vitres des voitures soient teintées. Qu’est-ce que ça donnerait ? Internet ! 95% des gens rouleront en respectant le code, 5% feront n’importe quoi. En régulant, on combat ces 5%, dont 99% rentreront dans le rang.

Pensez-vous que les internautes seront d’accord pour se soumettre à un passeport digital ? Ne vont-ils pas y opposer une atteinte à leur liberté ?

Je ne pense pas qu’il y aura de loi disant du jour au lendemain « pour vous connecter, vous devez utiliser votre carte d’identité virtuelle ». Ça sera plutôt du pas à pas. Vous voulez consulter votre compte en banque en ligne ? Utilisez votre carte d’identité virtuelle. Vous voulez voter électroniquement ? Utilisez votre carte d’identité virtuelle.

Mais ce dont je parle, ça n’arrivera pas l’an prochain, ou dans cinq ans. Je parle du futur. Et dans le futur, je pense que les ordinateurs tels que nous les connaissons auront disparu. Ils seront remplacés par les smartphones. Les téléphones ressemblent de plus en plus à des ordinateurs, et seront bientôt capables de gérer toutes les données dont vous avez besoin. C’est dans l’ordre de l’histoire de l’informatique, tout devient de plus en plus petit. Des super calculateurs, on est passé à l’ordinateur de bureau, au portable, à l’ultra portable. Prochaine étape ? Les téléphones … »

À suivre

Je suis inquiet pour Zoé

Zoé a 10 ans. Sa vie adolescente commencera d’ici trois à quatre ans.
Zoé est une petite fille modèle qui suivra les mêmes « rites » de passage que ceux que nous avons passés pour devenir les adultes que nous sommes.
Le monde virtuel autour de Zoé m’inquiète.

En tant que parent, je veux que ma fille soit heureuse et ne vive pas une certaine pression dans son épanouissement de jeune femme. J’aimerais qu’elle ne vive pas sa sexualité contrainte pour satisfaire des modèles pornographiques.

Il y a urgence de créer une vraie campagne de sensibilisation pour éduquer les adolescents et jeunes adultes sur le faux modèle de sexualité qu’est la pornographie.
Dans différentes études nous avons lus que la plupart des adolescents « s’éduquaient sexuellement » via les images pornographiques. Le résultat est que certaines personnes confondent vie sexuelle et prouesses physiques.
Il y a 8 mois, sur Arte, la télévision franco-allemande, il a été diffusé un reportage sur la consommation de pornographie par les jeunes. Cela est terrible. Une jeune femme expliquait qu’elle ne prenait aucun plaisir et que pour elle une relation sexuelle c’était 3 personnes au minimum dans son lit. De jeunes  hommes ne voulaient que reproduire les modèles vus dans les films. Dans un autre reportage sur un acteur américain très célèbre, Ron Jeremy, il expliquait qu’il ne pouvait vivre normalement avec une femme car cette dernière confondait toujours les prouesses à l’écran avec ce que lui voulait réellement. De la tendresse, de l’amour etc….

Chez Lichen, nous avons pensé un concept de campagne virale pour expliquer que c’est du cinéma. Une campagne osée pour un sujet qui nous semble important.

Il ne s’agit pas de le communiquer sous la forme d’affiches qui font plaisir aux parents.

Notre idée est d’investir l’espace virtuel en créant un site « pornographique » où des acteurs viennent expliquer que cela est du cinéma.Un site Internet aux couleurs et à la saveur d’un site pornographique accessible via une campagne de mots clés placés dans Google et Facebook. Une fois dans le site, des acteurs pornographiques jouent et font leurs galipettes et s’arrêtent pour expliquer ce qu’ils font.

Que les jeunes puissent venir témoigner de leur première fois, de ce qu’ils ont aimé et moins apprécié, faire ce site ne soit pas conçu pour les parents mais pour les adolescents et les jeunes adultes. Exploitez le web là où le problème se trouve et donner des outils aux jeunes.

On ne demande à personne de courir le 100 mètres en moins de 10 secondes.
Les jeunes gens pourraient ne pas avoir nécessairement ce type de modèles en tête.

Nous aimerions vous rencontrer quelqu’un au gouvernement.

Cordialement.