le web 2 point zéro est vraiment conçu pour les cons
Nous vous l’accordons, le titre est tape à l’œil et gratuit. Il est pour nous ce que devient le web.
Le principe du deux point zéro est de créer du contenu par l’entremise des internautes. Il suffit, dans le principe, d’ouvrir des canaux participatifs dans lesquels des contenus vont voyager. Le but désiré est une meilleure diffusions des savoirs. Il y a une volonté de créer un maillage entre les internautes par la création d’outils de diffusion de ce contenu. Cela s’appelle Youtube, Wikipedia aujourd’hui, cela était Geocities dans le temps.
L’idée est là. Elle n’est pas nouvelle, elle s’appelle le web depuis le départ.
Mais dans notre univers, les choses doivent suivre des plans bien établis pour être crédibles. Un jour des personnes ont décidé que le web était mort et tel un phénix, il devait renaître en deux point zéro. Des personnes du marketing ont trouvé cette appellation pour relancer le web. Des services sont nés tels que Blogger, Facebook, Twitter, soit un nouveau packaging qui englobe les nouvelles technologies de diffusion. C’est la science informatique qui avance. Le journal d’Anne Frank est devenu un compte Facebook ou Twitter
À qui profite le crime ?
Le web 2.0 est un mode participatif. Chaque internaute est un média en puissance. Il peut émettre des idées, des textes, des photos, des vidéos, ses humeurs via une multitude d’outils. L’internaute en profite. Il émet, il produit. Il gave la bête avec son clavier ou sa caméra. Il fait que le web s’enrichit chaque minute d’un nouveau contenu.
Pourquoi le fait-il ?
L’internaute est conditionné par la quantité. La machine est gourmande, elle le sollicite toujours plus. Si il « twitt » 25 fois par jour, il y a une personne qui le fera 26 fois. Si l’internaute a 1 000 personnes qui le suivent dans Twitter, il se trouvera une autre personne qui en aura 2 de plus. C’est un boucle sans fin, une course vers la surabondance.
Le web a manqué son coup. Il est devenu boulimique et quantitatif. Il confond nombre de clics avec pertinence. Un vidéo vu 500 000 fois est-il supérieur à autre qui a été vu 35 000 fois ? Le système répondra oui.
Malheureusement.
Certaines personnes se targuent d’avoir 1 500 personnes dans leur Facebook ou Twitter. Et encore, à quoi cela sert sauf à alimenter le monstre ? Quelle est l’idée derrière cette fuite en avant de collecter toujours plus de contacts ? On dirait que chaque internaute se doit d’être une corporation dans le web.
Nous étudions le web pour nos clients, nous l’observons avec beaucoup de cynisme et jouons avec ses différents codes pour réaliser des opérations marketing. Sauf que nous le faisons dans un esprit mercantile. Ce sont des corporations qui parlent à des consommateurs et qui jouent avec des compétiteurs. Lorsqu’un individu se met à accepter ses « règles » et devient lui même un acteur dans ce processus, nous avons comme un énorme doute.
Parce que le crime ne lui profitera jamais. Il ne sera que le pion pour enrichir Facebook, une agence de pub ou un client et peut-être même les trois.
Le web est une grosse machine boulimique qui se gave de déjections humaines.
Arrêtez donc 5 secondes de produire des contenus pour des compagnies qui feront de l’argent sur votre talent.
Nous ne pensons pas que vous devez nécessairement être connecté avec 200 personnes et que vos états d’âme sont toujours intéressants.