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Bulgarie | partie 4

Le jour deux de notre séjour fut plus urbain. Nous avons visité Sofia, nous nous avons été lâché dans la ville et nous avons discuté de ce que nous voyons. Un regard neuf, des grands enfants lâchés dans la ville. Nous ne comprenions rien sauf les slogans en anglais qui viennent polluer le hongrois. Cette intrusion linguistique est vraiment une plaie que les publicitaires occasionnent délibérément ou pas, nous pensons même que ce n’est que paresse intellectuelle qui fait que l’anglais soit universelle. Pourquoi mettre un slogan en anglais lorsque la majorité de la population ne le comprend pas ? Est-ce suicidaire ? Est-ce que les gens aiment acheter les yeux fermés ?

Nous avons eu un débat sur comment conserver ses particularités culturelles dans une globalisation. Pourquoi la choucroute est meilleure en Allemagne et la Bud aux USA ? Pourquoi, en tant que professionnels des communications, nous ne travaillons pas assez en ce sens ? Pourquoi cette volonté d’être internationale au détriment de perdre son marché local ? Ce qui est intéressant c’est de découvrir le graphisme d’un pays. On ne recherche jamais un ersatz. Ce qui va le rendre international, c’est sa qualité première.

Les compagnies scandinaves le comprennent très bien. Elles se foutent de plaire ou pas. Elles font ce qu’elles aiment et basta. Le succès viendra. C’est l’une de leur succès, cette approche très organique nous manque en Amérique. Les rencontres de Sofia furent une façon d’observer notre propre travail. Lichen est organique.

Sofia va se terminer tranquillement après des rencontres enrichissantes.

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Bulgarie | partie 4

Les rencontres avec Hans et Nicolette furent extraordinaires.

Nous avons rencontré des personnes qui dirigeaient des petites agences avec un dynamisme et une ouverture créative rare. Ils réussissent là où Lichen rate un peu son coup. Travailler pour des grands comptes en préservant une identité. Hans par exemple collabore avec Nike et refuse complètement d’embaucher plus de 10 personnes dans son agence pour servir ce compte. Il fait presque tout lui même avec une petite équipe de designers et si Nike veut que cela aille plus vite, il les retourne dans une grande agence d’Amsterdam. C’est assez étrange de l’entendre nous expliquer comment il faut et comment il désire la disparition des grandes agences qui facturent des montants qui ne servent qu’à payer un staff de gestion. Cela donne presque des idées. En revanche, Lichen est apprécié pour son approche autarcique du processus créatif. Notre refus de partager notre savoir avec d’autres tout en maintenant le cap sur quelques clients renommés impressionne. Nous avons eu la grosse tête durant 3 minutes.Avec notre niveau d’anglais très évolué, nous nous sommes vite tournés vers les ordinateurs et nous avons débranché Internet et nous avons discuté avec une caméra, la suite CS3 et un traitement de texte. Nous avons montré comment nous faisions une image. Avec un 5D, un babieslens et une macro, nous avons sorti un CR2 qui a été envoyé vers Apperture. À partir de ce point, nous l’avons fait évolué, nous avons extrait un angle qui devenait une image. La démonstration de notre travail était un geste gratuit qui manquait d’un brief. Le mot magique de notre rencontre, comment faire évoluer le brief pour qu’artistement nous puissions avoir un angle d’attaque et surtout comment refaire notre métier.Le constat est que nous n’expliquons pas assez au client la raison du mandat alloué et que si il n’aime pas personnellement, ce n’est pas une raison d’un refus.

Notre métier n’est qu’affaire de copistes. Dans les agences, les DA ne font qu’ouvrir des magazines ou ils visitent des sites Internet afin de trouver une « inspiration ». Le résultat est un amalgame  de concepts qui forment un tout au goût du jour. Une illustration réalisée avec la main gauche parce que c’est à la mode (nous avons pensé à quelques récipiendaires de prix d’illustration au Qc), une réponse stérile à un énoncé de communication.Nous avions été choisis par le journal pour cette rencontre parce que nous nous amusons avec nos clients sans chercher à reproduire une image déjà vue.   Nicolette dirige une petite agence, ils ne sont que 25. Nous étions les microbes de ce forum. Nicolette nous parle de sa façon de présenter un concept à un client. Sa technique en est amusante. Elle refait le brief par une simple énumération des éléments qu’elle devait comprendre et ensuite, elle laisse la créa sur le bureau et elle sort dix minutes. À son retour elle répond aux questions mais je justifie rien.

La deuxième journée n’avait pas encore commencé…

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Bulgarie | partie 3

Première impression de Sofia. Le communisme est et a laissé sa trace un peu partout. Le regard des gens est comme d’habitude lorsque l’on traverse l’ancienne démarcation, un mélange de crainte et d’arrogance. Notre voyage de New York fut presque rapide, nous étions comme dans un rêve sans trop comprendre. Les organisateurs nous ont demandé de prendre avec nous des éléments des campagnes de Gallimard, JLB et deux expositions du MAC. Nous ne devons pas nous en servir sauf pour à la rigueur illustrer un point que nous ne pourrions. Notre anglais est mauvais.Lors de la première rencontre à New York, nous avions compris que ce n’était pas une conférence où des « clowns » venaient présenter leur « trouvaille » et vendre un client donné. Cette rencontre de Sofia est un échange, une sorte de table ronde avec aucun maître de cérémonie. À La manière des rencontres TED, le tout se déroule.

La première impression est que nous n’aurons pas le temps de voir grand chose. Nous nous retrouvons dans un hôtel du centre ville et notre emploi du temps est plus que serré. 48H de jasette pour parler de notre métier avec d’autres jeunes agences de Russie, États-Unis, Suède, Irlande, Pays-Bas, Brésil, Inde et Nigéria. Le choc des cultures à Sofia. Cela sent le mauvais James Bond. Lichen est présent nous dès le premier matin, tout commence. C’est un bordel organisé très sympathique où le protocole est vite laissé de côté. Des ordinateurs ainsi que du matériel vidéo et photographique est à notre disposition. Un petit local a été organisé en studio photo. Nous commençons à comprendre.

Cela ira très vite.

Nous ne sommes pas là pour concevoir, nous sommes ici pour montrer et comprendre comment une agence en 2007 peut fonctionner sans avoir à payer 200 000 dollars pour une production. Nous sommes des exemples, le reste n’est qu’image.

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Bulgarie | partie 2

Première étape New York

Nous sommes invités dans les nouveaux bureaux de ce grand journal américain qui organise depuis 10 ans des rencontres sur les arts à travers la planète. Depuis 2002, le design graphique et la publicité sont intégrés dans ce programme.
Le directeur de la section style nous invite à New York pour nous expliquer le déroulement de la rencontre de Sofia. Nous sommes dans nos petits souliers et nous nous sentons un peu con d’avoir accepté.

Nous partons dans 2 jours pour Sofia. Les frais payés.

Nous allons rencontrer durant une longue fin de semaine à Sofia seize autres créatifs qui ont été repérés comme étant le futur de la communication graphique + nous. Bon, nous rions encore !

On nous explique que nous avons été repérés par nos différentes campagnes pour les éditions Gallimard et l’utilisation des codes QR pour le MAC. Merde, le Québec est repérable de NY même sans participer aux concours. Incroyable.

Nous profitons de NY, nous prenons l’avions et nous arrivons à Sofia. Première vision, des néons. Beaucoup de néons. Des couloirs également avec des néons. Le miracle économique va arriver mais il est peut-être en retard sur l’installation électrique du premier contact avec la Bulgarie.

Nous arrivons à l’hôtel

à suivre

Bulgarie | partie 1

Nous ne le savions pas. Il y a peu de monde au courant de cette rencontre annuelle.
Nous avons été contactés au mois de septembre par un journal américain qui traite des arts graphiques.

Nous avons été surpris.«Vous désirez nous parler, nous ?. Lichen, c’est 3 personnes. Nous sommes au Canada et pire, à Montréal. Nous pouvons vous donner des noms si vous le désirez.» telle fut notre première réponse à ce que nous entendions.

Ce journaliste nous demandé une première chose, de taire toute l’opération jusqu’à deux semaines après la rencontre.

On nous explique que nous devons nous sommes invités en Bulgarie pour une rencontre/séminaire de deux jours avec différents créateurs graphiques de la planète pour discuter.«Merde, pourquoi ne contactez-vous pas Ex-Diesel. Ils sont bons eux. Ils ont l’attitude, ils ont mêmes des designers avec des tatouages».Peut-être que le collectif a refusé, peut-être qu’ils étaient ailleurs ?Nous avons été tellement surpris que nous avons proposé des noms.Nous avons reçu trois billets d’avion pour une fin de semaine en Europe. Voyage en classe affaire, pas mal comme incitatif.

À suivre