Le jour deux de notre séjour fut plus urbain. Nous avons visité Sofia, nous nous avons été lâché dans la ville et nous avons discuté de ce que nous voyons. Un regard neuf, des grands enfants lâchés dans la ville. Nous ne comprenions rien sauf les slogans en anglais qui viennent polluer le hongrois. Cette intrusion linguistique est vraiment une plaie que les publicitaires occasionnent délibérément ou pas, nous pensons même que ce n’est que paresse intellectuelle qui fait que l’anglais soit universelle. Pourquoi mettre un slogan en anglais lorsque la majorité de la population ne le comprend pas ? Est-ce suicidaire ? Est-ce que les gens aiment acheter les yeux fermés ?
Nous avons eu un débat sur comment conserver ses particularités culturelles dans une globalisation. Pourquoi la choucroute est meilleure en Allemagne et la Bud aux USA ? Pourquoi, en tant que professionnels des communications, nous ne travaillons pas assez en ce sens ? Pourquoi cette volonté d’être internationale au détriment de perdre son marché local ? Ce qui est intéressant c’est de découvrir le graphisme d’un pays. On ne recherche jamais un ersatz. Ce qui va le rendre international, c’est sa qualité première.
Les compagnies scandinaves le comprennent très bien. Elles se foutent de plaire ou pas. Elles font ce qu’elles aiment et basta. Le succès viendra. C’est l’une de leur succès, cette approche très organique nous manque en Amérique. Les rencontres de Sofia furent une façon d’observer notre propre travail. Lichen est organique.
Sofia va se terminer tranquillement après des rencontres enrichissantes.
