L’unicité, le mot magique qui excite les marketeux.
Maman, je suis unique, hurle le bébé dès la naissance
Je suis une entité propre, aime rappeler l’étudiant
je ne suis pas comme les autres, clame le consommateur.
Chacun désire un traitement de faveur. Moi, je suis différent. Je veux, j’exige et j’impose mon mode parce que je suis moi. Tout est unique.
Les années 2000 furent celles de l’unicité à saveur collective. Il y a un paradoxe que personne ne relève. La communication ne fait qu’amplifier ce phénomène. Les différentes actions posées en marketing ne font qu’appuyer sur cette volonté de différence. Il y a donc une multitudes de segments qui sont identiques mais impossibles à rejoindre en quelques étapes. Ce ne sont que des canaux verticaux. Chacun est une entité donc dans un mot détestable, une corporation.Sur Facebook, je suis moi avec mes amis qui me regardent et que j’espionne. Sur Twitter, je parle, je chante, je monologue puisque je suis intéressant. En tant que moi, je suis pertinent et je le serais encore plus si j’avais plus de monde autour de moi. J’aime le monde qui me regarde.
La prochaine étape consiste à faire du branding avec monsieur et madame tout le monde. À offrir des services pour que vous ayez toujours quelque chose à dire pour vos nombreux admirateurs. Louez-vous un service de rédaction pour alimenter votre blogue ou Facebook sans effort afin d’être toujours hot. Cela existe depuis de nombreuses années pour l’aspect vestimentaire, voici un nouveau marché afin de rester unique.
