465 rue St-Jean agent immobilier Alain Pilon Amis de la montagne amour Anselm Kiefer Arduino autour de nous bureau 403 clip concept conception conception 3d conception graphique contenu culture design intérieur designer Dufort et Lavigne Duncan Ross Éducation étalagiste exposition Folio vous lirez plus Fondation Grand Duc en ligne HTML5 Interdit aux femmes de moins de 35 ans iPad Jalo juste pour le plaisir lapin Les agences de pub ne sont pas raisonnables Les Amis de la Montagne les écolos sont souvent des cons librairie Gallimard Lichen fabrique ses images Lichen-boutique livre électronique livre numérique livres livret marketing direct marketing numérique mobilité mode montagne musée Nous nouveau compte OMS ONU photographie radio de Lichen revoir les expositions robinetier.com robinets salon du livre de Montréal se prendre en main sémantique Tokyo toujours en retard Tout le monde en parle transport travail travail graphique Umberto Eco Universal Music urbanisme végétation vendre des livres vendredi vidéo-clip vitrine
  Basecamp
img_0793.jpg
“Qu’est-ce qu’une “mauvaise exposition” ?

Lichen lit beaucoup en ce moment.

Nous sommes tombés sur cet article publié dans les Inrocks.

Lichen a été scénographe pour deux expositions à la Grande Bibliothèque du Québec. Nous avons relevé plusieurs défis dans ces différents mandats. Nous avons appris, nous avons surtout compris pourquoi nous étions bons dans ce domaine.

La scénographie consiste à mettre en valeur le contenu d’une exposition. Cela est multiple, les œuvres, les flux des visiteurs, la première approche, ce que nous voulons que les gens retiennent, ce que le commissaire d’exposition a voulu, respecter le contenu, le bâtiment et jouer avec les codes pour que l’ensemble forme une bonne exposition.

Une exposition littéraire est la chose la plus difficile à faire. Cela peut devenir très chiant. Un chat, une machine à écrire, une tasse de café et beaucoup de lettres, de mots et de livres. Très, trop, souvent, cela ressemble à une simple liste présentée dans des vitrines.

Nous avons abordé le mandat de l’exposition Yves Thériault en nous mettant au service du commissaire d’exposition. Nous avons lu son document de travail et nous avons considéré que nos connaissances devaient se limiter à la vision de Rénald Bérubé. La scénographie devait s’effacer derrière le contenu pour le supporter. Nous n’avons rien lu de plus même pas un livre.

Le résultat a été une exposition très marquante où l’œuvre était au centre du parcours. Nous avons trouvé une façon de créer un univers très présent sans tomber dans le piège du bling-bling.

Car les scénographes actuellement font des expositions où les concepteurs graphiques tentent de rivaliser avec le contenu exposé. Il y a une juxtaposition, un conflit entre l’exposition et la scénographie.

Andy Warhol au Musée des beaux-arts de Montréal était une mauvaise exposition. Du champagne, des gadgets, des reconstitutions disneyiennes qui se télescopaient avec les tableaux exposés. Le visiteurs n’est jamais laissé à lui même. Chaque pièce doit être plus forte que la précédente, il y a une continuelle sur-enchère qui mène tout droit à la boutique située à la toute fin de la visite.

Cet exemple n’est que représentatif de la nouvelle forme d’exposer les œuvres. Il faut que cela soit toujours plus afin de tenter de surprendre.

La nouvelle exposition à la BAnQ est mauvaise. Il y a un concept graphique intéressant qui est répété ad nauséam. Les boites en cartons comme support graphique sont en conflit direct avec le contenu de l’expo.

Lu “au caractère didactique d’une scénographie qui anticipe ses effets sur le visiteur”

Il y a toujours le Musée d’art contemporain pour présenter ses exposition toujours aussi pochement, mais cela est une autre histoire.