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Bruno Dumont

« Est-ce que vous avez un regard critique sur le monde dans lequel vous vivez ?


Oui, assez violent. La dégradation de l’information et des médias est quelque chose qui me démonte. Le traitement des 20 ans de la chute du mur de Berlin dans l’espace médiatique m’a fait souffrir en continu. Radio France qui n’avait plus qu’une voix pour rendre compte de l’événement, c’était insupportable… Je ne peux plus regarder la télé non plus. J’ai envie que ce monde-là saute, que la banlieue se remue. Je comprends la haine de ceux qui souffrent, de ceux qui sont exclus. Ils en prennent plein la gueule, alors ils répondent. Je comprends. J’ai entendu la semaine dernière Eric Raoult engueuler le prix Goncourt, Marie NDiaye, parce qu’elle ne tenait pas sa langue. Ça me sidère. Maintenant on attend des artistes qu’ils consolident l’ordre dominant. Le cinéma français aussi me désole. Je le trouve englué dans une sociologie de merde. Je suis à l’Avance sur recettes et je peux vous dire que l’originalité est pénalisée. Surtout pas de trucs originaux, c’est un peu le mot d’ordre. »

La suite

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DGE

Le 1er novembre 2009, les Québécois ont été invités à voter pour leurs représentant municipaux.

Le directeur des élections du Québec a lancé différentes campagnes publicitaires pour inciter les citoyens à voter.

Résultat : un échec, 35% de taux de participation.

Peut-être il faudrait revoir les communications pour que les gens s’emballent un peu plus.

Aux États-Unis, ils ont fait une grande publicité pour inciter les gens à voter.

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Je suis inquiet pour Zoé

Zoé a 10 ans. Sa vie adolescente commencera d’ici trois à quatre ans.
Zoé est une petite fille modèle qui suivra les mêmes « rites » de passage que ceux que nous avons passés pour devenir les adultes que nous sommes.
Le monde virtuel autour de Zoé m’inquiète.

En tant que parent, je veux que ma fille soit heureuse et ne vive pas une certaine pression dans son épanouissement de jeune femme. J’aimerais qu’elle ne vive pas sa sexualité contrainte pour satisfaire des modèles pornographiques.

Il y a urgence de créer une vraie campagne de sensibilisation pour éduquer les adolescents et jeunes adultes sur le faux modèle de sexualité qu’est la pornographie.
Dans différentes études nous avons lus que la plupart des adolescents « s’éduquaient sexuellement » via les images pornographiques. Le résultat est que certaines personnes confondent vie sexuelle et prouesses physiques.
Il y a 8 mois, sur Arte, la télévision franco-allemande, il a été diffusé un reportage sur la consommation de pornographie par les jeunes. Cela est terrible. Une jeune femme expliquait qu’elle ne prenait aucun plaisir et que pour elle une relation sexuelle c’était 3 personnes au minimum dans son lit. De jeunes  hommes ne voulaient que reproduire les modèles vus dans les films. Dans un autre reportage sur un acteur américain très célèbre, Ron Jeremy, il expliquait qu’il ne pouvait vivre normalement avec une femme car cette dernière confondait toujours les prouesses à l’écran avec ce que lui voulait réellement. De la tendresse, de l’amour etc….

Chez Lichen, nous avons pensé un concept de campagne virale pour expliquer que c’est du cinéma. Une campagne osée pour un sujet qui nous semble important.

Il ne s’agit pas de le communiquer sous la forme d’affiches qui font plaisir aux parents.

Notre idée est d’investir l’espace virtuel en créant un site « pornographique » où des acteurs viennent expliquer que cela est du cinéma.Un site Internet aux couleurs et à la saveur d’un site pornographique accessible via une campagne de mots clés placés dans Google et Facebook. Une fois dans le site, des acteurs pornographiques jouent et font leurs galipettes et s’arrêtent pour expliquer ce qu’ils font.

Que les jeunes puissent venir témoigner de leur première fois, de ce qu’ils ont aimé et moins apprécié, faire ce site ne soit pas conçu pour les parents mais pour les adolescents et les jeunes adultes. Exploitez le web là où le problème se trouve et donner des outils aux jeunes.

On ne demande à personne de courir le 100 mètres en moins de 10 secondes.
Les jeunes gens pourraient ne pas avoir nécessairement ce type de modèles en tête.

Nous aimerions vous rencontrer quelqu’un au gouvernement.

Cordialement.

Je suis unique

L’unicité, le mot magique qui excite les marketeux.

Maman, je suis unique, hurle le bébé dès la naissance

Je suis une entité propre, aime rappeler l’étudiant

je ne suis pas comme les autres, clame le consommateur.

Chacun désire un  traitement de faveur. Moi, je suis différent. Je veux, j’exige et j’impose mon mode parce que je suis moi. Tout est unique.

Les années 2000 furent celles de l’unicité à saveur collective. Il y a un paradoxe que personne ne relève. La communication ne fait qu’amplifier ce phénomène. Les différentes actions posées en marketing ne font qu’appuyer sur cette volonté de différence.  Il y a donc une multitude de segments qui sont identiques mais impossibles à rejoindre en quelques étapes. Ce ne sont que des canaux verticaux. Chacun est une entité donc dans un mot détestable, une corporation.Sur Facebook, je suis moi avec mes amis qui me regardent et que j’espionne. Sur Twitter, je parle, je chante, je monologue puisque je suis intéressant. En tant que moi, je suis pertinent et je le serais encore plus si j’avais plus de monde autour de moi. J’aime le monde qui me regarde.

La prochaine étape consiste à faire du branding avec monsieur et madame tout le monde. À offrir des services pour que vous ayez toujours quelque chose à dire pour vos nombreux admirateurs. Louez-vous un service de rédaction pour alimenter votre blogue ou Facebook sans effort afin d’être toujours hot. Cela existe depuis de nombreuses années pour l’aspect vestimentaire, voici un nouveau marché afin de rester unique.

Marketing électoral 101

Le marketing n’a aucune loi. Les écoles de pensées ne sont que des représentations de l’air du temps, des modes et des humeurs.
Il existe en revanche un seul critère. Est-ce qu’il y a réussite à court, moyen ou long terme. Est ce que cela fonctionne ou pas ? Ensuite vous faîtes ce que vous désirez.
Le marketing peut répondre simplement à des besoins tels que manger mais il peut vous influencer vers des nouveaux comportements tels que manger des repas liquides avec des protéines.
Vous n’avez pas besoin d’un iPod mais Apple a créé cette nécessité.

Nous sortons d’une campagne électorale où le gouvernement sortant a réussi à s’aliéner tous les artistes du Canada en faisant des coupures de 45 millions de dollars dans quelques programmes gouvernementaux.
La réponse fut directe et intense. Des sites internet, du Facebook, des pétitions, un clip démagogique tourné avec des vedettes, un ramassis de témoignages, des photos d’anonymes mélangés à des vedettes, toutes les stratégies people exploitées pour exprimer une colère face à cette politique culturelle.

Le marketing n’a pas de codes ou de lois. Ce sont les idiots qui se cachent derrière des théories. Il y a le résultat escompté et le réel. Le but des artistes consistait à dénoncer une situation en invitant les électeurs à choisir une autre voie que celle proposée par les conservateurs.

Depuis le départ nous sommes sceptiques face à ces actions. Nous avons même refusé de réaliser, gratuitement d’ailleurs, le site D’unissons nos voix. L’effet sera contraire à la cause.

Au Québec et ailleurs au Canada, nous vivons l’histoire de haine entre la ville et son environnement. Les gens de la ville ne sont pas aimés. Ils sont le snobisme, l’attitude hautaine et autres maux que les gens extérieurs adorent détester. Lorsque pour une campagne électorale, une clique d’artistes de la grande ville se mettent à bêler, il est certain que certaines personnes se mettront en opposition juste pour le plaisir ou pour la revanche d’emmerder. C’est la raison de notre refus de participer parce que nous pensions que cela ne pouvait que renforcer le vote pour les conservateurs. La même chose s’était passée lors de la rééllection de Bush malgré les concerts et les clips qui tournaient en rotation sur MTV. C’est l’ultime vengeance de l’électeur lorsqu’il sent qu’on lui dit quoi faire alors que le reste du temps on se fout de lui.

Les conservateurs sont de nouveau au pouvoir.

Le débat sur la culture n’a jamais eu lieu. Les artistes sont perdants.
Pourtant cela aurait pu être différent avec une vraie idée.
Faire une grève pour démontrer l’importance des artistes dans la vie publique. Une belle grève des membres de l’UDA. Plus personne à la radio. Plus rien en direct à la télévision, plus de lecteurs des journaux, plus de théâtre, rien, une vie sans artistes. Cela aurait fait mal, la stratégie marketing aurait été honnête, brutale et directe.

Cela demande trop de courage peut-être