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Une naissance, une vie et la fin.

Juste une idée, une piste de réflexion sur notre société. Chez Lichen nous discutions de la SAT (Société des Arts Technologiques). Nous ne savions plus trop quoi en penser. Née en 1996, la SAT a eu sa raison d’être. Le monde a changé depuis, est-ce que sa mission est encore pertinente en 2011 ? Nous ne faisions que nous poser la question sans faire le procès de cette institution.

Dans notre dialogue, nous avons émis une idée tout simple : pourquoi les entreprises, fondations, associations, etc…, n’auraient pas une date de naissance mais également une date de mort. Dès la création des statuts d’une nouvelle entité, la durée de vie est décidée. Cinq ans, dix ans ou cinquante ans si il le faut pour mener à bien sa mission, mais que la mort soit dès le départ pensée.

Les avantages d’un tel système permettrait de développer des institutions qui ne pourraient jamais s’endormir. Nous travaillons actuellement une Commission nationale. Cet organisme a dix ans pour développer et explorer les différents mandats qui lui sont attribués. Dans dix ans, le tout sera documenté, archivé et servira à une nouvelle Commission qui n’aura pas les mêmes objectifs car dans dix ans, le travail de la Commission actuelle devrait faire changer les choses, donc elle n’aura aucune raison d’exister . C’est le principe de la vie. Un complet renouvellement qui permet d’avancer en tentant de conserver les acquis et de faire disparaître ce qui ne fonctionne pas.

Un musée, une entreprise, une fondation, une constitution, …, devraient toujours avoir une date de péremption. Vous naissez, vous vivez, vous mourrez. Vous passez ensuite à autre chose. Les équipes se renouvellent sans se soucier de l’historique de l’endroit.

Mais que faîtes-vous de la mémoire ?

Il faudrait que dans l’acte de naissance, le travail d’archivage soit pris en considération pour être placé dans une mémoire collective où tout le monde pourrait venir se documenter.

Nous étions partis de la SAT. Pourquoi ? Parce qu’en 2011, la situation a changé. La mission de cet organisme n’est plus le même. CQFD, il faudrait une nouvelle structure pour venir remplacer celle qui a fait un excellent travail durant dix ans et qui est devenue obsolète ces cinq dernières années.

C’est le principe du contrat chinois. En Chine, un contrat n’a la valeur que de l’instant. Vous pouvez signer ce que vous désirez. Cela n’a aucune valeur. Tout est fait pour évoluer et donc il est farfelu de trainer des conditions devenues caduques.

Et nous ? Lichen a sa date de mort planifiée depuis quelques temps. Cela est un normal, c’est un cycle. Nous ne ferons pas toute notre vie la même chose.

Pourquoi la communication culturelle est nulle ?

pourquoi la communication culturelle est nulle ?

Lichen participe à cette mascarade depuis 5 ans avec l’un des trois grands plus musées du Québec et nous arrivons au constat que les com culturelles sont nulles. Ce ne sont que des bouses identiques à celles produites dans les années 50. Une affiche, une bannière, un carton d’invitation, une annonce journal et Ô joie, un site, une bannière et un message radio ou télévisuel.

Où est le message qui fait acheter le produit ? Pourquoi irais-je au TNM actuellement ? Est-ce que parce que la typo est rouge sur une photo ? Est-ce que parce que l’on me dit que c’est une pièce d’untel avec X et Y ?

Quelle est la différence entre une pièce du TNM ou du Théâtre d’Aujourd’hui ? La typo, le logo et le nom de la pièce de théâtre ne sont que les points différents. Le reste est identique, soit des belles lignes graphiques. Vous aimez, vous n’avez aucune raison d’y aller. Vous n’aimez pas et vous avez toutes les raisons de ne pas y mettre les pieds.

Aucun concept publicitaire, aucune approche marketing, rien, le vide absolu de la communication.Pourtant ces produits culturels sont intéressants. Ils racontent une histoire, ils ont une saveur.

Pourquoi alors ?

Notre expérience avec cette industrie nous a permis de comprendre que les dirigeants d’organismes culturels étaient chiants et snobs.

Nous avons rarement rencontré autant de cynisme que lors des rencontres de brief. Le mot public n’est jamais mentionné. On parle de milieu. On doit faire plaisir à son milieu, à ses amis ou pire, ne pas déplaire aux autres afin de conserver une chance pour sa carrière. Les directeurs veulent que les salles soient pleines tout en snobant le public. Ce sont les artistes qui viennent sauver le désastre. Vic Muniz est un être adorable, généreux, charmant, la conservatrice de l’exposition est tout le contraire.

Comment travailler dans ce contexte ?

Ce qui nous étonne au bout de 5 ans, c’est que nous avons eu du plaisir à faire des belles affiches et implanter des nouvelles idées qui n’ont jamais été développées jusqu’au bout.

Il y a une sérieuse remise en question de la communication culturelle et nous ne sommes pas certains que la solution soit chez les agences.

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Bulgarie | partie 4

Les rencontres avec Hans et Nicolette furent extraordinaires.

Nous avons rencontré des personnes qui dirigeaient des petites agences avec un dynamisme et une ouverture créative rare. Ils réussissent là où Lichen rate un peu son coup. Travailler pour des grands comptes en préservant une identité. Hans par exemple collabore avec Nike et refuse complètement d’embaucher plus de 10 personnes dans son agence pour servir ce compte. Il fait presque tout lui même avec une petite équipe de designers et si Nike veut que cela aille plus vite, il les retourne dans une grande agence d’Amsterdam. C’est assez étrange de l’entendre nous expliquer comment il faut et comment il désire la disparition des grandes agences qui facturent des montants qui ne servent qu’à payer un staff de gestion. Cela donne presque des idées. En revanche, Lichen est apprécié pour son approche autarcique du processus créatif. Notre refus de partager notre savoir avec d’autres tout en maintenant le cap sur quelques clients renommés impressionne. Nous avons eu la grosse tête durant 3 minutes.Avec notre niveau d’anglais très évolué, nous nous sommes vite tournés vers les ordinateurs et nous avons débranché Internet et nous avons discuté avec une caméra, la suite CS3 et un traitement de texte. Nous avons montré comment nous faisions une image. Avec un 5D, un babieslens et une macro, nous avons sorti un CR2 qui a été envoyé vers Apperture. À partir de ce point, nous l’avons fait évolué, nous avons extrait un angle qui devenait une image. La démonstration de notre travail était un geste gratuit qui manquait d’un brief. Le mot magique de notre rencontre, comment faire évoluer le brief pour qu’artistement nous puissions avoir un angle d’attaque et surtout comment refaire notre métier.Le constat est que nous n’expliquons pas assez au client la raison du mandat alloué et que si il n’aime pas personnellement, ce n’est pas une raison d’un refus.

Notre métier n’est qu’affaire de copistes. Dans les agences, les DA ne font qu’ouvrir des magazines ou ils visitent des sites Internet afin de trouver une « inspiration ». Le résultat est un amalgame  de concepts qui forment un tout au goût du jour. Une illustration réalisée avec la main gauche parce que c’est à la mode (nous avons pensé à quelques récipiendaires de prix d’illustration au Qc), une réponse stérile à un énoncé de communication.Nous avions été choisis par le journal pour cette rencontre parce que nous nous amusons avec nos clients sans chercher à reproduire une image déjà vue.   Nicolette dirige une petite agence, ils ne sont que 25. Nous étions les microbes de ce forum. Nicolette nous parle de sa façon de présenter un concept à un client. Sa technique en est amusante. Elle refait le brief par une simple énumération des éléments qu’elle devait comprendre et ensuite, elle laisse la créa sur le bureau et elle sort dix minutes. À son retour elle répond aux questions mais je justifie rien.

La deuxième journée n’avait pas encore commencé…

Publicité Lichen | partie 3

Plus cela est niais et plus les gens aiment. Réflexion du vendredi par rapport à notre métier.

Étrange de travailler dans une industrie qui réclame des idées et qui les refusent tout le temps. Paradoxe des temps modernes.
Surprenant de travailler avec autant de gourous qui vous expliquent comment doit être la vie, qui ont des idées sur tout, qui prennent position tout le temps. Société où le silence est interdit ou fait peur

Nous vous offrons des fleurs. Cela fait plaisir

Publicité Lichen | partie 1

Lichen fait de la pub donc Lichen est une marque. Nous avons bâti la compagnie hors des sentiers battus par les « brandeux » de ce monde. Lichen ne croit pas à la rationalisation car elle inhibe toute imagination. Nous croyons en la culture et le hasard des choses. La culture nous permet d’aller plus vite et de toujours mettre en contexte ce que nous faisons, donc comprendre que notre travail consiste à œuvrer dans l’éphémère pour enrichir un client. Le hasard parce qu’en innovant, en posant notre œil ailleurs, il arrive que deux images se téléscopent et enrichissent notre imaginaire.

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