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Le nous

Lichen a sept ans. L’aventure continue avec des hauts et des bas, des projets et des réalisations. Si fin 2001,  une cartomancienne nous avons énoncé quelques clients que nous avons rencontrés, nous aurions signé et lancé l’aventure Lichen les yeux fermés. Lichen est né d’un fantasme. Faire une petite agence pour quelques clients qui souhaitent rejoindre une clientèle qui ne passe pas sa vie devant la télévision ou dans une voiture à écouter la radio FM. Une petite boutique d’idéation publicitaire, graphique, etc… pour quelques clients qui veulent autre chose. Cette « chose » nous la définissons chaque jour sans nous poser de questions.
Nous, le nous, nous ne parlons qu’au nous. Le je n’existe pas chez NOUS. Nous savons que l’inclusion est plus forte pour véhiculer une image, une idée, un produit, un acte marchant, une cochonnerie ou un concept pas trop naze. Le nous est le secret de Lichen. Nous sommes une équipe, une petite équipe qui bossons derrière un petit sigle, un o norvégien qui ne veut rien. C’est notre gadget, c’est nous.

En 2001, nous étions en plein dans le Je malgré les belles paroles après 11 septembre. Nous avons tout vécu. La crise, la perte de confiance, les grands discours moralisateurs après ces deux plantages dans les tours jumelles. Nous avons commencé dans une période économiquement instable. Nous avons adoré. Lichen avait des idées fraîches pour  une période précaire. Certaines personnes désiraient une communication brillante avec une petite équipe.

Nous avons pris notre élan.

Ensuite, la société est devenue un peu plus grassette. Nous sommes toujours là. Notre pertinence fut en revanche moins criante. La société était riche, quiète, repue. Le brillant, le gling-gling, le gadget sont revenus en force. Il fallait épater, en mettre plein la vue pour faire de la communication. Nous avons patienté tranquillement.

Aujourd’hui, le nous est revenu. Certaines personnes désirent autre chose. Lichen n’est pas conçue pour l’obésité.

Le lichen c’est cela : « C’est une association à bénéfices réciproques pour les partenaires qui entraîne des modifications morphologiques et physiologiques (ces dernières liées à des interactions génétiques entre les deux partenaires). Le champignon fournit le support, les sels minéraux et la réserve d’humidité ; l’algue fournit les nutriments issus de la synthèse chlorophyllienne« .

La loi des petits

Lichen est une agence qui devient râleuse. Après les cuisines, nous voici dans une autre pièce de cette belle maison qui se nomme communication.
Loin de nous de vouloir régler des comptes avec des individus ou institutions.
Nous n’en voulons pas au bulletin fax reçu chaque lundi matin sur les bureaux des agences.
Ce n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Lichen est une petite agence qui depuis 6 ans innove pour ses clients des stratégies de communication qui se déclinent en campagnes, objets,  sites et même les trois à la fois très souvent.
Depuis décembre 2001, Lichen a mangé des croûtes et a bien vécu grâce à TV5, Gallimard, le Musée d’art contemporain de Montréal, l’ONU, JL Baril et une dizaine d’autres clients. Lichen a toujours conservé ses comptes par sa gentillesse et son approche intellectuelle du processus de communication.
Nous aimons parler au cerveau, nous aimons rejoindre des personnes qui ne se trouvent pas connement devant un poste de télévision. Nous croyons que la communication consiste à frapper à chaque fois les neurones des citoyens pour qu’ils remarquent notre message car ils le trouveront moins con. Nous aimons ce que nous faisons.
Dans le Montréal francophone, pour faire savoir ce que les agences font, il existe quelques organes de presse qui s’occupent de cette industrie. Chaque agence expédie un communiqué, des images pour que les journalistes puissent faire un article. Il existe également un bulletin fax sur abonnement qui est très lu chaque lundi matin.
La semaine dernière, Lichen a envoyé deux communiqués sur deux belles campagnes que nous avons produites. Le site de La Librairie Gallimard de Montréal et la nouvelle campagne du Musée d’art contemporain de Montréal. Deux institutions culturelles importantes de Montréal avec lesquelles nous travaillons depuis plus de 5 ans.
Notre problème est que Grafika en a parlé mais pas le Grenier aux Nouvelles qui a préféré mentionner d’autres campagnes. Nous ne comprenons pas surtout vu la qualité de ce qui a été retenu.
De plus, nous payons un abonnement annuel, nous aimerions qu’il serve à quelque chose. Pour une petite agence, c’est important que nous soyons mentionnés.

Donc, en 2008, ne serait-il pas temps qu’à l’instar de iPUB nous lancions un vrai site de nouvelles de l’industrie de la création ?
Pas un site de copier/coller des communiqués, un site avec analyse, rencontres et débats.