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  Basecamp
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Philippe Starck

Notre ami Simon nous a fait parvenir ce lien.

Vous devez l’écouter jusqu’au bout s’il vous plaît.

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Working

Lichen bosse beaucoup en ce moment et malgré cela, Lichen est une société inquiète.

Ce sentiment est apparu le premier jour où nous sommes nés. Nous sommes passés à travers huit années, deux crises et une période où l’économie semblait fonctionner pour une certaine tranche de la population avec toujours ce sentiment de faire faillite le prochain mois.

Est-ce normal ? Nous ne le savons pas mais cela nous permet de toujours foncer et de ne jamais rien considérer comme acquis.

Lichen a failli plus d’une fois disparaître. La première fut parce que nous étions devenus gros. Nous refusions les mandats. Nous avions oublié de développer. Nous nous étions assis sur un dossier.

Depuis, nous ne faisons plus cette erreur. Lichen est maigre. Maigre parce que nous refusons de communiquer et de participer aux concours de l’industrie. Parce que nous ne sommes pas un cheval de course. Cela fut très longuement expliqué dans ce site.

Cette volonté de travailler de façon discrète nous impose une façon de procéder. Lichen est pauvre. Nous avons toujours les moyens de nos ambitions mais nous devons toujours avancer en pensant que cela sera l’une de nos dernières étapes. Rien n’est jamais acquis dans ce processus.

Lichen collabore avec des clients qui aiment cette fragilité. Nous devenons ainsi des partenaires. Notre facturation est le résultat de notre travail et uniquement de notre travail. Nous pensons que payer la décoration d’un bureau ne devrait jamais être facturée sur le dos d’un client. Nous payons nos délires sur la voiture que nous n’avons pas achetée.

Cela est plus simple.

Lichen est libre pour des clients qui veulent un produit créatif différent.

Allez-vous dans les cuisines ?

Bordel, les clients. Réveillez-vous !

Lorsque vous allez dans un restaurant, vous commandez un repas.
Vous prenez un foie de veau par exemple.
Vous suggérez la cuisson, vous ajoutez si vous le souhaitez du sel et du poivre et un condiment. Vous pourrez retourner le voie de veau en cuisine si jamais la cuisson ne correspond pas à vos attentes. Ensuite, vous reviendrez ou pas.
Vous avez le choix, vous aimez une cuisine traditionnelle, vous allez à La Colombe Blanche, vous souhaitez de l’audace, trois portes plus à l’ouest vous rejoignez le Pied de Cochon. Vous aimez le gling-gling, St-Laurent s’offre à vous.
En aucun cas vous allez voir le chef pour lui dire que vous auriez mis deux œufs dans sa sauce au lieu des trois qu’il a mis.

JAMAIS.

Donc, lorsque vous venez chez Lichen ou ailleurs, vous prenez un style, vous achetez une relation avec un fournisseur, un chef cuisinier.
Pourquoi venir dans notre cuisine ?
Nous ne sommes pas là pour saboter votre communication, bien au contraire. Nous sommes des professionnels avec une sensibilité et une recette qui s’adapte. Pourquoi alors ne pas faire confiance ? Avez-vous un œil graphique, savez-vous faire la différence entre trois typos, avez-vous un sens esthétique et de communication, avez-vous des idées, avez-vous une expérience de différents types de clients ?
Si les réponses sont oui, achetez-vous un ordinateur et commencez donc la production sans nous.

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Bulgarie | partie 4

Les rencontres avec Hans et Nicolette furent extraordinaires.

Nous avons rencontré des personnes qui dirigeaient des petites agences avec un dynamisme et une ouverture créative rare. Ils réussissent là où Lichen rate un peu son coup. Travailler pour des grands comptes en préservant une identité. Hans par exemple collabore avec Nike et refuse complètement d’embaucher plus de 10 personnes dans son agence pour servir ce compte. Il fait presque tout lui même avec une petite équipe de designers et si Nike veut que cela aille plus vite, il les retourne dans une grande agence d’Amsterdam. C’est assez étrange de l’entendre nous expliquer comment il faut et comment il désire la disparition des grandes agences qui facturent des montants qui ne servent qu’à payer un staff de gestion. Cela donne presque des idées. En revanche, Lichen est apprécié pour son approche autarcique du processus créatif. Notre refus de partager notre savoir avec d’autres tout en maintenant le cap sur quelques clients renommés impressionne. Nous avons eu la grosse tête durant 3 minutes.Avec notre niveau d’anglais très évolué, nous nous sommes vite tournés vers les ordinateurs et nous avons débranché Internet et nous avons discuté avec une caméra, la suite CS3 et un traitement de texte. Nous avons montré comment nous faisions une image. Avec un 5D, un babieslens et une macro, nous avons sorti un CR2 qui a été envoyé vers Apperture. À partir de ce point, nous l’avons fait évolué, nous avons extrait un angle qui devenait une image. La démonstration de notre travail était un geste gratuit qui manquait d’un brief. Le mot magique de notre rencontre, comment faire évoluer le brief pour qu’artistement nous puissions avoir un angle d’attaque et surtout comment refaire notre métier.Le constat est que nous n’expliquons pas assez au client la raison du mandat alloué et que si il n’aime pas personnellement, ce n’est pas une raison d’un refus.

Notre métier n’est qu’affaire de copistes. Dans les agences, les DA ne font qu’ouvrir des magazines ou ils visitent des sites Internet afin de trouver une « inspiration ». Le résultat est un amalgame  de concepts qui forment un tout au goût du jour. Une illustration réalisée avec la main gauche parce que c’est à la mode (nous avons pensé à quelques récipiendaires de prix d’illustration au Qc), une réponse stérile à un énoncé de communication.Nous avions été choisis par le journal pour cette rencontre parce que nous nous amusons avec nos clients sans chercher à reproduire une image déjà vue.   Nicolette dirige une petite agence, ils ne sont que 25. Nous étions les microbes de ce forum. Nicolette nous parle de sa façon de présenter un concept à un client. Sa technique en est amusante. Elle refait le brief par une simple énumération des éléments qu’elle devait comprendre et ensuite, elle laisse la créa sur le bureau et elle sort dix minutes. À son retour elle répond aux questions mais je justifie rien.

La deuxième journée n’avait pas encore commencé…