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Littérature, exposition, fresque, ligne de temps

Dans le cadre de notre projet avec la Maison Smith, Alain Pilon a imaginé une fresque sur les murs de la salle à manger. Ce projet est devenu un livre.

Nous avons bouclé une sorte de boucle pour ce projet.

Nous avons séparé le livre en deux parties. Un travail photographique sur les illustration d’Alain Pilon qui est complété par des textes de Jean-Michel Villanove. Le tout est un petit livre sympathique qui présente autrement l’histoire du Mont Royal.

Ce livre est à vous.

Jour de neige chez Lichen

L’aspect unique de cette ville schizophrène.

Ville de Montréal
Tu pourrais être une belle ville.
Je te trouve certains jours séduisante.
Tu es belle lorsque tu es américaine. Laide dès que tu te crois européene.

Tu pourrais être une belle ville.Je te trouve certains jours séduisante. Tu es belle lorsque tu es américaine. Laide dès que tu te crois européene.

Montréal, arrête de te la péter

Nous sommes tellement géniaux, nous sommes tellement imaginatifs, nous sommes tellement bons, nous sommes différents, le nous est la ville de Montréal.

Montréal est une idée floue d’un concept d’auto congratulation. Cela a vraiment débuté en 2004 avec un article d’une revue américaine sur la qualité de vie dans les quartiers en Amérique du Nord où Le Plateau était bien classé. Ensuite, Florida est venu faire son petit tour en collectant quelques dollars sur l’incrédulité des campagnards. La machine s’est emballée à cet instant. Le centre névralgique de l’idéation, de la conception est devenu Montréal. Nous y avons cru. Cela est devenu le positionnement de Montréal face aux autres villes. Les Montréalais sont devenus des canards gavés à la créativité. Nous sommes sommes drapés dans cette illusion.

Oui cela est une illusion. Une ville ne se « brand » pas ! Une ville est le résultat de ses habitants. Les Montréalais sont très conservateurs. Ils aiment conserver le même maire durant deux, trois voir trop longtemps. Les Montréalais aiment leur confort. Les Montréalais ne sont pas ce que certaines personnes aimeraient qu’ils soient.

À la lecture des journaux et magazines locaux, nous nous décrivons comme des êtres très créatifs.

En ouvrant un livre Phaidon ou Taschen, aucune trace de Montréal. Cette ville n’existe plus pour le vrai monde. Dans notre village, nous avons pourtant la certitude du contraire.

Je ne suis jamais content. Même au paradis, je trouvais quelque chose à redire.

Laurent Rabatel

023
Montréal

Montréal est notre ville d’adoption. Nous l’aimons car nous l’avons choisie. Nous sommes priviligiés d’avoir pu choisir notre destin.

Montréal est une ville américaine avec une différence sur ses comparses, le bilinguisme.

Montréal est une ville d’immigration, c’est un carrefour comme le sont les grandes villes nord-américaines.

Montréal est une ville qui change à chaque décennie.

Montréal est une ville de taille modeste qui court après son lustre d’antan. Montréal a été sacrifiée par de nombreuses querelles politiques et Montréal a perdu sa place. Montréal faisait pitié dans les années 90. Vous aviez un appartement avec deux mois de loyer gratuits, Montréal était le Berlin des années 2000. Une ville pauvre, sympathique et le repère des artistes de la côte Est.

Montréal est cet ensemble hétéroclite où les idées les plus folles peuvent germer. À Montréal, vous ne dites pas, vous faites. Les Français ne peuvent pas s’intégrer dans ce concept si ils n’oublient pas leur passé. Montréal est brouillonne, pauvre, gentille mais conservatrice.

Montréal est une ville où les idées peuvent germer. Montréal est incapable de les faire prospérer.
Parce que notre talent ne repose sur aucune technique. Nous sommes les plus grands patenteux au monde. Les Américains viennent tourner à Montréal car avec budget moindre, nous trouverons une façon de faire des belles images.

Montréal est la mecque du concept.

Pour passer au cash, vous êtes prié de l’exporter rapidement ailleurs.