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Un livre, cela se vend

Nous avons travaillé sur l’exposition d’Yves Thériault. Une exposition littéraire à la grande Bibliothèque nationale, normalement, cela devrait susciter l’intérêt de certains lecteurs de Montréal.
Donc, nous nous rendons à la librairie du square à Montréal pour y acheter Aaron d’Yves Thériault. Rien d’anormal, une exposition en ville, le livre devrait être sur le rayon d’une librairie qui a une vocation intellectuelle.

Nada, rien sur l’étagère. On nous prend de haut. On feind la surprise même. Pourtant la demande est simple. C’est comme lorsque le Grand Prix de F1 arrive en ville, vous sortez vos bouquins sur Ferrari, sur Senna et autres trucs. On appelle cela gérer ses stocks et profiter du moment.

En sortant, une brochure Taschen fut ramassée et là, ce fut un coup de foudre. Un vrai catalogue intelligent qui présente des livres que vous avez le goût de posséder. Des livres de cul mais également des documents pointus sur des artistes contemporains. Une vraie librairie concentrée sur 50 pages.

Moins de 24 heures plus tard, nous venions de dépenser 150 dollars de Taschen chez un marchand de journaux.

Les livres se vendent, il faudrait les rendre attrayants et disponibles.

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Les vitrines de Montréal

Dans les années 50, les New-Yorkais débarquaient à Montréal pour voir les vitrines Eaton. Montréal était un centre de raffinement par rapport aux autres villes américaines.

Depuis pas grand chose. Il y a quelques magasins de luxe qui font des efforts mais que dire des petits commerces. C’est le royaume du « faut en mettre partout car les clients doivent acheter mes produits ». Ce sont des étalages de mauvais produits alignés sans désir de faire beau, alléchant et donc, vendeur. Il n’est pas rare de

C’est honteux pour une ville telle que Montréal qui clame sur tous les toits un titre de ville de Design ou mieux encore, une ville américaine avec une touche européenne. C’est le pire des deux mondes qui cohabite dans la plupart des commerces de la ville.

Sur le Plateau il existe un OVNI. Le seul magasin qui a compris qu’il fallait faire très beau pour vendre. La boutique Farfelu est connue de tous les enfants et des parents. Ballons baudruches et gadgets sont le fond de commerce. Chaque trimestre, Farfelu refait sa vitrine. C’est devenu un micro-événement pour les habitués sur quartier. Les enfants dévorent chaque parcelle des quelques mètres carrés. Cet été, il sera difficile de résister aux hélicoptères miniatures ou aux aéroglisseurs télécommandés. C’est une boutique de gadget qui met en valeur son produit en créant un univers enchanteur pour sa principale clientèle que sont les enfants.

Nous ne comprenons pas pourquoi les autres magasins n’embarquent pas dans cette aventure.