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Maintenant

Nous l’avons décidé dernièrement. Nous avons pris des contacts, cela fonctionne. Nous ouvrons une antenne ailleurs qu’à Montréal. Parce que nous connaissons parfaitement le marché et parce que nous sommes devenus des étrangers pour y revenir avec un autre regard. Lichen Paris est ouvert. Nous offrons un petit plus qui fait notre différence.

Lichen Paris, nous y sommes déjà.

2012

L’année est toute neuve. Nous vous souhaitons mille belles choses.

Nous espérons que vous resterez debout face à la production toujours plus importante de la médiocrité.

2012 sera comme les autres années malgré ce que peuvent prédire les pythies des temps modernes que sont les consultants.

Lichen ouvre le 3.

2011

C’est la fin de l’année. Il nous arrive d’avoir de faire des bilans. Qu’est-ce que nous avons apprécié, quelles sont les histoires, les événements que nous avons moins appréciés au courant des douze derniers mois.

Nous avons appris que nous pouvions gérer des dossiers énormes avec la même équipe. 2011 fut l’année de scénographie pour Lichen.

Exposition Manga à la BAnQ.

Design d’intérieur, exposition permanente de la maison Smith (on vous présente début 2012).

Nous avons commencé un documentaire qui sortira en 2012.

Nous avons produit des catalogues, un livre, des sites Internet. Nous avons joué au consultant et nous avons aimé dire quoi faire sans mettre les mains dans le cambouis.

Nous allons vous présenter tranquillement tout cela. Nous avons le temps.

Nous avons même participé à un concours publicitaire. Nous avons perdu. Nous avons participé à un concours de design. Nous attendons.

Lichen a grandi cette année.

Nous avons rencontré des nouvelles personnes en 2011.

Nous avons aussi nettoyé ce qui nous empêchait de grandir. En 2011, nous avons appris à exiger toujours plus de liberté pour être heureux. Nous avons nettoyé notre liste de clients vu la médiocrité des personnes qui géraient ces comptes. Nous étions motivés, nous avions développé des produits reconnus pour sa pertinence. Nous perdons patience avec les idiots.

La contre-partie de cela est que ces gens ont été remplacés par des personnes qui sont plus que des clients.

2012 est demain.

10 ans

Nous avons 10 ans ce vendredi. Nous ne savons plus trop quand nous avons créé la boite. Elle existait depuis quelques mois dans nos cerveaux. Elle est née sur un coup de tête avec 300 dollars en poche.

10 ans où nous n’avons pas vraiment fait de compromis. 10 années où nous avons touché à une tonne de projeté. Nous avons tout fait comme nous pensions que nous pouvions le faire. 10 ans où nous n’avons pas acheté une image générique (ok, une ou deux pour des contrats vraiment merdiques). Depuis 2001, nous savions que nous pouvions travailler avec notre banque d’images, nous sentions que Montréal pouvait accepter une agence qui refuse de faire du Mc Do et de coucher avec l’industrie. 10 ans à toujours développer nos projets sans rien demander, ni rien prouver.

La liberté a un prix et nous l’acceptons avec joie.

Pourquoi

Nous arrivons à nos dix ans. Il nous reste cinq années car nous avons décidé un jour que les projets doivent tous avoir une fin. Nous ne voulons pas devenir une agence confortable pour des clients paresseux. Montréal possède déjà trop d’entreprises en communication qui fournissent du McDo. Nous n’avons jamais voulu cela et le seul danger qui nous guette est celui de devenir juste une structure.

Il arrive certains jours que nous ne comprenions plus trop certains mouvements artistiques. Cela est certainement le début du gâtisme. Ce réflexe qui consiste à dénigrer ce que l’on ne comprend pas. Nous avons côtoyé une belle bande de vieux « créa » qui passaient plus de temps à chialer sur la médiocrité de la jeunesse que juste se remettre en question. Ce danger nous guette. Nous devrons un jour arrêter et faire autre chose.

En revanche, il reste du temps pour nous amuser avec des clients qui aiment travailler avec une agence qui ne respecte pas nécessairement les règles. Nous n’avons quine seule qualité. L’honnêteté dans notre travail. Nous ne travaillons pas pour notre portfolio ni pour plaire au plus grand nombre. Nous œuvrons simplement avec le client. Cela est presque banal. Une relation. Nous sommes un partenaire et nous faisons avancer les choses en rythme.

Le travail sur la Maison Smith est un bel exemple. Durant seize mois, nous nous sommes amusés avec les Amis de la montagne à proposer, défaire, refaire, proposer, rire, discuter, échanger, rire pour que la Maison Smith devienne un lieu de vie sur la montagne. Le résultat est fou. Deux salles d’exposition, une boutique, un restaurant, des salles de réunions, une salle de bal, un livre, des bornes interactives, un réseau ad-hoc, du design d’intérieur pour une maison patrimoniale. Nous avons tout appris en même temps que notre client. Le résultat est détonnant. Cela est très loin des architectures « bling-bling » proposées par les agences locales. Nous sommes sortis de la communication pour penser à un projet où les visiteurs auront du plaisir à s’y arrêter. Un lieu où les employés seront contents  d’entrer le matin pour travailler. Des petites attentions, Lichen c’est exactement cela.

Nous n’avons ouvert aucun magazine. Nous avons juste relu quelques textes d’architectes et beaucoup de romans du 19e siècle. Oui, nous savons que cela est dépassé la lecture. Nous sommes comme cela. Il nous reste cinq années avant de faire autre chose. Nous craignons de devenir vides.