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Mille mots par jour et pas un de plus

Un après-midi, après une visite de DHC/Art avec Zoé 10 ans, sur le retour vers la maison. En marchant depuis la rue St-Jean, Zoé nous parle d’un concept qu’elle aime.

Imagine, tu n’as que mille mots par jour. Tu ne peux dire ou écrire que mille mots. Pas un de plus. Cela commence à minuit et cela se terminera à 23 heures 59 pour que ton crédit soit remis à zéro.

L’idée est géniale. C’est un prémisse littéraire très intéressant.

Un matin, en survolant le site d’Infopresse, nous tombons sur cet article de Mitch Joel.

Nous sommes désolés d’avoir créer un lien entre Mitch et Zoé. Nous aurions pu choisir un autre consultant ou gourou.

Le but ne consiste pas à dénoncer untel dans ce papier. Nous sommes juste jaloux de Zoé et nous allons appliquer ce principe.

Est-ce que tout doit nécessairement être dit ? Les Twitter et Facebook ne sont-ils pas des outils où la pensée est gaspillée ?

Nous économisons nos paroles.

Au revoir.

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Les journaux ne sont pas morts

Depuis plus de deux ans, il y a un débat sur la survie économique des journaux.

L’impact de l’Internet dans les comportements de consommation de l’information est énorme. Les gens achètent moins les journaux. Les habituelles ressources financières pour les journaux que sont les petites annonces sont passées vers Internet. Il y a une crise. En revanche les lecteurs sont devenus des internautes. Ils vont sur les sites des journaux chercher l’information. Le modèle d’affaire prôné est la publicité.

Le concept est simple : plus il y a d’internautes, plus la valeur marchande du site est grande pour intéresser des annonceurs. Les sites des journaux cherchent à attirer le plus grand nombre pour faire monter la valeur publicitaire du site.

Ce modèle fonctionne mais ne permet de pas couvrir les frais de roulement d’un journal. Il y a un déficit.

Il n’y a aucune raison d’acheter un journal.

Vous avez toute l’information gratuitement et instantanément ou presque. Le Wallstreet journal vend son information et quelques autres journaux spécialisés peuvent le faire. Pour la majorité des autres médias, le web est la corde avec laquelle ils se pendent. Internet permet d’explorer de nouvelles façons de faire de l’information pas chère (blogues, twitter, lecteurs participatifs, …). Nous avons l’impression qu’actuellement tout les journaux vont sur le web afin de conserver leur « branding » auprès des lecteurs payants ou gratuits.

Plusieurs personnes cherchent des idées pour rentabiliser le processus.

Ajouter une valeur au contenu, fournir une exclusivité aux abonnés payants, archives payantes, micro-paiements,  etc… Il y a plusieurs tentatives pour que l’internaute paie pour l’information qu’il consomme.

Cela ne fonctionnera jamais. Nous sommes des internautes obsédés par la gratuité et surtout nous avons été conditionnés par cette notion. Un compte de courriel gratuit, etc…, le web a pris le pari de nous offrir le tout et maintenant, vous désirez nous faire payer ? Cela ne fonctionne pas.

En revanche, nous avons une piste.

Vidéotron, Bell, Rogers et cie nous fournissent Internet pour environ 30 dollars par mois.

Maintenant, le forfait passe à 35 dollars. Vous payez 5 dollars et le fournisseur Internet contribue également.

Sur chaque forfait, 10 dollars sont prélevés et reversés aux sites hébergés au Québec en fonction de votre réelle consommation Internet. Vous naviguez à 100 % sur le site du Devoir, 10 dollars pour le Devoir. Vous naviguez sur plusieurs sites, votre temps de navigation est calculé (et cela est fait par votre fournisseur Internet) et votre 10 dollars est redistribué équitablement aux différents sites hébergés au Québec au prorata de votre temps de connexion sur chaque site.

Plus vous avez de visiteurs qui restent longtemps sur votre site, plus vous recevez. On appelle cela une sorte de partage des revenus.

Nous faisons cela au Québec et ensuite, nous proposons l’idée au Canada et ensuite aux États-Unis.

Cela peut fonctionner.