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Bruno Dumont

« Est-ce que vous avez un regard critique sur le monde dans lequel vous vivez ?


Oui, assez violent. La dégradation de l’information et des médias est quelque chose qui me démonte. Le traitement des 20 ans de la chute du mur de Berlin dans l’espace médiatique m’a fait souffrir en continu. Radio France qui n’avait plus qu’une voix pour rendre compte de l’événement, c’était insupportable… Je ne peux plus regarder la télé non plus. J’ai envie que ce monde-là saute, que la banlieue se remue. Je comprends la haine de ceux qui souffrent, de ceux qui sont exclus. Ils en prennent plein la gueule, alors ils répondent. Je comprends. J’ai entendu la semaine dernière Eric Raoult engueuler le prix Goncourt, Marie NDiaye, parce qu’elle ne tenait pas sa langue. Ça me sidère. Maintenant on attend des artistes qu’ils consolident l’ordre dominant. Le cinéma français aussi me désole. Je le trouve englué dans une sociologie de merde. Je suis à l’Avance sur recettes et je peux vous dire que l’originalité est pénalisée. Surtout pas de trucs originaux, c’est un peu le mot d’ordre. »

La suite

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Pourquoi les sites Internet devraient arrêter d’être cons

Dans notre proposition pour la refonte du site de l’Institut Douglas, nous avons proposé une approche où le contenu était le maître du site et que la notion de branding disparaissait au profit de l’information.

L’idée est simple.

Si vous naviguez dans un site et que vous recherchez plus des informations sur un sujet, pourquoi le site ne vous proposerait pas en premier ces informations sans jamais occulter les autres données ? Cela est trop simple. Le web est encore aujourd’hui une affaire de communicateurs et de programmeurs. Cela donne un résultat rigolo mais un peu stupide. Nous ne recherchons pas tous la même chose lorsque nous allons sur le site du NY Times et pourtant on vous propose une hiérarchisation de l’information qui date d’une autre époque.

Le site de l’Institut Douglas vous reconnaîtra sans que vous ayez besoin de créer un compte. Le système de pondération analysera votre comportement dans le site, temps de navigation, nature des pages, provenance, etc… afin de proposer une présentation du contenu qui vous sera unique.

Si vous lisez beaucoup de pages du nouveau site qui traitent du vieillissement, la page index du site vous proposera en priorité tous les articles que vous n’avez pas lus qui traitent ce sujet.

En revanche, la magie du système consiste à ne pas créer un canal spécialisé en ne proposant qu’une thématique au détriment de toute la richesse du site. Chaque contenu différent sera pondéré pour venir enrichir le contenu de votre sujet de prédilection afin de créer un site généraliste orienté en fonction de votre navigation passée. Chaque clic est analysé pour vous faire remonter une information pertinente qui aurait pu avoir été publiée il y a quelques années. Cette pondération remet tout le contenu au même niveau pour que l’ensemble profite de l’intelligence du contenu.

Cela arrive. Nous montons un dossier sur ce travail de pondération.

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Je suis unique

L’unicité, le mot magique qui excite les marketeux.

Maman, je suis unique, hurle le bébé dès la naissance

Je suis une entité propre, aime rappeler l’étudiant

je ne suis pas comme les autres, clame le consommateur.

Chacun désire un  traitement de faveur. Moi, je suis différent. Je veux, j’exige et j’impose mon mode parce que je suis moi. Tout est unique.

Les années 2000 furent celles de l’unicité à saveur collective. Il y a un paradoxe que personne ne relève. La communication ne fait qu’amplifier ce phénomène. Les différentes actions posées en marketing ne font qu’appuyer sur cette volonté de différence.  Il y a donc une multitude de segments qui sont identiques mais impossibles à rejoindre en quelques étapes. Ce ne sont que des canaux verticaux. Chacun est une entité donc dans un mot détestable, une corporation.Sur Facebook, je suis moi avec mes amis qui me regardent et que j’espionne. Sur Twitter, je parle, je chante, je monologue puisque je suis intéressant. En tant que moi, je suis pertinent et je le serais encore plus si j’avais plus de monde autour de moi. J’aime le monde qui me regarde.

La prochaine étape consiste à faire du branding avec monsieur et madame tout le monde. À offrir des services pour que vous ayez toujours quelque chose à dire pour vos nombreux admirateurs. Louez-vous un service de rédaction pour alimenter votre blogue ou Facebook sans effort afin d’être toujours hot. Cela existe depuis de nombreuses années pour l’aspect vestimentaire, voici un nouveau marché afin de rester unique.