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Mise en espace de l’exposition de la Maison Smith

Nous sommes dans l’un des derniers droits de ce projet commencé il y a plusieurs mois. L’exposition de la Maison Smith n’est pas un trip de scénographe. Nous présentons une exposition très classique. Il n’y aura pas de gadgets électroniques pour maintenir éveillé le visiteur. Il n’y aura pas d’enquête, cela sera juste du contenu.

Cela peut sembler bête en 2011 de faire simplement une exposition. Du contenu, des murs, quelques angles, quelques bornes interactives pour les visiteurs qui veulent en savoir beaucoup plus. Tout bête, nous savons que cela est démodé. Nous sommes ainsi.

Nous aimons de temps en temps le bling-bling. Nous détestons le bling-bling dans les expositions.

de la fiction à la réalité

Nous ne vous parlons pas beaucoup de notre projet avec La Maison Smith car nous sommes dans les travaux.

Voici des premières images, entre la 3d et la réalité il n’y a qu’un pas.

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Objets dans l’eau

Nous avons un cube et dans ce cube, nous avons de l’eau et face à tout cela, nous prenons des objets que nous lançons juste pour le plaisir de faire le plus beau catalogue de robinets au monde et parce que cela est amusant d’arroser notre bureau.

Lichen patauge depuis 45 jours et nous aimons toujours autant cela.

Nous avons jeté des magazines, des jouets pour enfants, des jouets pour adultes (canard), maquillage, chandails, instruments de cuisine et beaucoup d’autres.

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Repenser la scénographie

Cet article est paru une première fois en août 2008. Certaines personnes nous ont demandé de le ressortir.

Nous le faisons sagement.

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Nous sommes des scénographes. Le mot est pompeux. C’est comme se définir artiste. Ce sont les autres qui vous définissent par ce qualificatif.

Lichen est nommé scnénographe depuis que BAnQ nous a offert l’opportunité de réaliser une petite exposition au printemps 2008. Cet automne, nous sommes derrière une belle exposition sur Yves Thériault.

Cela nous amène à certaines réflexions sur ce métier. Nous remettons toujours tout en cause après avoir assimilé le sujet. La scénographie est simple. Ce sont des idées. À la base, nous n’avons aucun problème avec cette base. C’est notre force. Ensuite, c’est proposer et vendre le concept pour qu’il puisse devenir viable. CQDF.

Dans un esprit de muséologie, nous croyons que ce métier doit se réinventer. Il y a une paresse intellectuelle dans l’approche conceptuelle des expositions. C’est la même chose qu’il y a 50 ans. Il y a plus d’électronique, plus de choses qui bougent, mais le fondement est identique. On a un parcours statique au sein d’une présentation de choses. Le bonheur d’une exposition est d’être son propre spectateur. Visiter une exposition, c’est le même exercice que la lecture. On change de page/pièce/œuvre, on s’arrête on l’on veut, on revient, on part, on est libre. Tout le contraire du théâtre et du cinéma. La télévision a changé d’un mode imposé à celui de la « liberté » avec les enregistreurs numériques. Le téléspectateur peut avancer, revoir ou ralentir une scène, un moment télévisuel.

En scénographie on se doit d’interagir plus avec le spectateur. Mettre une œuvre sur un fond blanc ou de couleur ne suffit plus. Il doit y avoir un mélange d’orthodoxie et de modernité pour révolutionner la façon de monter, présenter des expositions.

La muséologie doit être plus audacieuse. Il y a une nouvelle façon de présenter les œuvres dans un environnement mouvant où les spectateurs ne sont pas pris en otage d’un quelconque délire de mise en scène tout en permettant une liberté de mouvement.

Nous y travaillons.

Exposition

Cela est encore dans un gros bordel.