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je blogue mais je dois passer à la télévision si…

Nous ne connaissons pas Michelle Blanc. Nous savons qu’elle existe depuis de nombreuses années parce que nous sommes dans le même arbre professionnel. Ses écrits dans son blogue sont connus et nous croyons qu’ils sont respectés par les gens de l’industrie et surtout ses clients.

C’est la seule chose qui compte.

Michelle Blanc est passionnée par le web et ses ramifications sociales et économiques. Cela se sent. Elle twitt, elle est dans Facebook, elle a été l’une des plus ardentes passionnées de Second Life, etc…, elle pourrait nous ressembler. Parce que nous faisons toutes ces choses. Nous ne le disons tout simplement pas. Nous les proposons et vendons à nos clients. Nous ne respectons pas cette industrie, pas de Lichen dans les concours ou autres conférences. Nous vivons en autarcie professionnelle en nous alimentant à la culture générale.

Nous sommes dans le même arbre de la communication où Michelle Blanc est posée sur une branche plus fine que nous, plus spécialisée.

Michelle Blanc vient de passer en deux semaines de consultantes à vedette. Pourquoi ? Tout simplement en passant à l’émission de télévision la plus vue au Québec, Tout le monde en parle.

Donc, dans cet univers numérique, pour faire du bruit, faut passer par la bonne vieille télévision que tout le monde annonce moribonde. Dichotomie dans le processus de communication entre la réalité et la propagande numérique. La télévision et la radio restent encore l’outil de communication qui rejoint le plus grand nombre de personnes.

C’est direct et cela parle directement au cœur. Internet ne possède pas encore cette puissance. Le web est une conversation, la télévision est une agora. Michelle Blanc peut parler autant qu’elle le souhaite, elle n’aurait jamais pu avoir autant d’impact en si peu de temps sans passer par la télévision.

Nous sommes surpris que peu de « pros » du numérique ne remarquent cet état et ne jouent pas avec ces codes. Nous avons l’impression d’être revenu en 1999 où dans les agences il y avait un mur entre le web et le trad. Les rapports sont inversés et c’est pourtant la même chose. Il y a de l’autisme dans l’air.

Le numérique contre le trad, le web contre la télévision, des groupes Facebook contre …., l’ensemble des poncifs entendus reviennent.

Michelle Blanc fait du marketing numériques mais sa plus belle réalisation reste sa présence à la télévision et à la radio.

Paradoxe.

Massacre sur le web

Comment tuer un concept ? Ou comment acheter un bien sans trop comprendre et ne pas lui laisser une seule chance ?

Nous aimons les sous-titres dans ce carnet. Nous sommes en colère. Nous détestons notre métier dès qu’il s’agit d’éduquer. Nous sommes nuls dans la pédagogie. Nous la méprisons. Peut-être ne serons-nous jamais une vraie agence. Nous n’aimons pas perdre notre temps dans l’explication. Si vous ne comprenez pas tout de suite, notre concept est nul, notre idée ne vaut rien. Souvent nous présentons en sortant de la salle après avoir déposé les maquettes. Nous ne faisons qu’un rappel du brief. Nous remettons tout à plat pour que tout le monde valide la base du travail et si nous avons bien résumé, nous déposons des enveloppes brunes que les gens ouvrent. Nous répondons aux questions. Nous n’en posons qu’une seule : Aimez-vous ?

Pourtant, tout était parfait.

Le concept était approuvé par les têtes dirigeantes de la compagnie. Le briefing était précis et notre réponse collait à 100% aux problématiques évoquées. Nous roulions, Lichen concevait un site qui faisait un seul effet : WOUAH, il sort quand ? Nous étions en train de créer un site qui pouvait révolutionner la catégorie.
Le hic est que le brief n’avait pas été expliqué à la base. Certaines personnes ont trainé des pieds avec une susceptibilité digne d’un enfant de quatre ans. Le tout fonctionne moins bien. Le contenu est merdique, le massacre a commencé. Personne n’est heureux dans ce processus.

Nous n’avons pas l’habitude de chialer. Nous n’avons aucun amour propre par rapport à notre travail produit. Nous aimons les maquettes et les faire approuver. Ensuite, cela ne nous appartient plus. Il y a des idéateurs et il existe des producteurs. Nous savons exactement dans quel camp nous situer mais il arrive que…