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Philippe Starck

Notre ami Simon nous a fait parvenir ce lien.

Vous devez l’écouter jusqu’au bout s’il vous plaît.

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C’est une fille

Lichen revient à la source. Après avoir été presque féminin dès le départ, Lichen fut un énorme réservoir de testostérones durant quelques années.

Nous venons d’engager Julie. Simplement parce que nous aurions aimé avoir il y a maintenant 14 ans le même accueil lorsque nous sommes arrivés à Montréal. Julie n’a jamais travaillé au Québec, nous lui avons donné un siège et c’est à elle maintenant de faire sa place.

Elle n’a aucune expérience locale et cela est très bien.

Bienvenue Julie.

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Bulgarie | partie 4

Les rencontres avec Hans et Nicolette furent extraordinaires.

Nous avons rencontré des personnes qui dirigeaient des petites agences avec un dynamisme et une ouverture créative rare. Ils réussissent là où Lichen rate un peu son coup. Travailler pour des grands comptes en préservant une identité. Hans par exemple collabore avec Nike et refuse complètement d’embaucher plus de 10 personnes dans son agence pour servir ce compte. Il fait presque tout lui même avec une petite équipe de designers et si Nike veut que cela aille plus vite, il les retourne dans une grande agence d’Amsterdam. C’est assez étrange de l’entendre nous expliquer comment il faut et comment il désire la disparition des grandes agences qui facturent des montants qui ne servent qu’à payer un staff de gestion. Cela donne presque des idées. En revanche, Lichen est apprécié pour son approche autarcique du processus créatif. Notre refus de partager notre savoir avec d’autres tout en maintenant le cap sur quelques clients renommés impressionne. Nous avons eu la grosse tête durant 3 minutes.Avec notre niveau d’anglais très évolué, nous nous sommes vite tournés vers les ordinateurs et nous avons débranché Internet et nous avons discuté avec une caméra, la suite CS3 et un traitement de texte. Nous avons montré comment nous faisions une image. Avec un 5D, un babieslens et une macro, nous avons sorti un CR2 qui a été envoyé vers Apperture. À partir de ce point, nous l’avons fait évolué, nous avons extrait un angle qui devenait une image. La démonstration de notre travail était un geste gratuit qui manquait d’un brief. Le mot magique de notre rencontre, comment faire évoluer le brief pour qu’artistement nous puissions avoir un angle d’attaque et surtout comment refaire notre métier.Le constat est que nous n’expliquons pas assez au client la raison du mandat alloué et que si il n’aime pas personnellement, ce n’est pas une raison d’un refus.

Notre métier n’est qu’affaire de copistes. Dans les agences, les DA ne font qu’ouvrir des magazines ou ils visitent des sites Internet afin de trouver une « inspiration ». Le résultat est un amalgame  de concepts qui forment un tout au goût du jour. Une illustration réalisée avec la main gauche parce que c’est à la mode (nous avons pensé à quelques récipiendaires de prix d’illustration au Qc), une réponse stérile à un énoncé de communication.Nous avions été choisis par le journal pour cette rencontre parce que nous nous amusons avec nos clients sans chercher à reproduire une image déjà vue.   Nicolette dirige une petite agence, ils ne sont que 25. Nous étions les microbes de ce forum. Nicolette nous parle de sa façon de présenter un concept à un client. Sa technique en est amusante. Elle refait le brief par une simple énumération des éléments qu’elle devait comprendre et ensuite, elle laisse la créa sur le bureau et elle sort dix minutes. À son retour elle répond aux questions mais je justifie rien.

La deuxième journée n’avait pas encore commencé…

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Bulgarie | partie 3

Première impression de Sofia. Le communisme est et a laissé sa trace un peu partout. Le regard des gens est comme d’habitude lorsque l’on traverse l’ancienne démarcation, un mélange de crainte et d’arrogance. Notre voyage de New York fut presque rapide, nous étions comme dans un rêve sans trop comprendre. Les organisateurs nous ont demandé de prendre avec nous des éléments des campagnes de Gallimard, JLB et deux expositions du MAC. Nous ne devons pas nous en servir sauf pour à la rigueur illustrer un point que nous ne pourrions. Notre anglais est mauvais.Lors de la première rencontre à New York, nous avions compris que ce n’était pas une conférence où des « clowns » venaient présenter leur « trouvaille » et vendre un client donné. Cette rencontre de Sofia est un échange, une sorte de table ronde avec aucun maître de cérémonie. À La manière des rencontres TED, le tout se déroule.

La première impression est que nous n’aurons pas le temps de voir grand chose. Nous nous retrouvons dans un hôtel du centre ville et notre emploi du temps est plus que serré. 48H de jasette pour parler de notre métier avec d’autres jeunes agences de Russie, États-Unis, Suède, Irlande, Pays-Bas, Brésil, Inde et Nigéria. Le choc des cultures à Sofia. Cela sent le mauvais James Bond. Lichen est présent nous dès le premier matin, tout commence. C’est un bordel organisé très sympathique où le protocole est vite laissé de côté. Des ordinateurs ainsi que du matériel vidéo et photographique est à notre disposition. Un petit local a été organisé en studio photo. Nous commençons à comprendre.

Cela ira très vite.

Nous ne sommes pas là pour concevoir, nous sommes ici pour montrer et comprendre comment une agence en 2007 peut fonctionner sans avoir à payer 200 000 dollars pour une production. Nous sommes des exemples, le reste n’est qu’image.