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CS6

Adobe lance CS5 dans quelques semaines. Cela est bien excitant. Des tonnes de nouvelles façons pour rendre le processus de travail encore plus souple et presque plus simple. On pourra maintenant livrer des versions finales cinq jours avant la réception du brief. Tout ira plus vite et c’est notre destin. Un designer est ancré dans sa société. Il se doit d’être au rythme.

CS5 c’est bien.

La vraie révolution devrait être avec CS6 qui devrait faire entrer la 3d dans son processus. Pas une 3d comme nous la connaissons aujourd’hui qui n’est qu’une suite d’images qui représentent la profondeur. Nous pensons plus à la 3d qui sera en interaction avec votre position face à l’écran.

Comment notre métier va être bouleversé par cette nouvelle approche face à l’image. Tous les documents qui iront sur un écran 3d devront être réinterprétés. Les layers seront tous liés en fonction de l’angle de votre regard. Cela risque d’être intriguant et très rafraichissant de réapprendre une partie de notre métier.

La typographie risque de changer, le travail des photographes sera différent. Il va falloir quitter sa zone de confort où chaque élément sera perçu dans l’état où nous l’avons laissé.

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Mise en espace

Dans le développement de la scénographie que nous faisons pour BAnQ, les premiers cabinets pour la zone jeunesse sont presque conçus.

Les adultes seront à terre.

Conception scénographique

Lichen est dans la scénographie d’une très grosse exposition. Nous faisons en plus l’habillage graphique et le catalogue. Nous avons beaucoup de travail mais surtout d’énormes défis à relever.

Nous évoluons en 3d. Il y a 10 jours, nous étions incapables de le faire. Nous l’avons testé et cela est facile. En revanche, c’est la première et dernière fois que Lichen présente un concept avec un ordinateur, projection et tout le foin. Nous ne sommes pas bons dans cette façon de faire. Notre force repose sur les idées. Présenter un film presque final pour évoquer un concept est une ineptie. Pourquoi passer du temps sur l’exécution alors que ce sont les idées qu’il faut évoquer ? Nous avons deux films 3d parfaits, nous savons le faire, nous avons appris, nous pouvons le refaire lorsque cela sera final. Entre temps, nous retournons à la source, aux idées et aux maquettes imprimées. Depuis toujours nous présentons même les sites Internet, animation Flash en maquettes imprimées car ce sont des idées, des concepts qui doivent avoir une part de mystère pour laisser une ouverture sur l’imaginaire. Le pragmatisme viendra plus tard lors de l’exécution. Un singe bien entraîné peut faire le travail d’exécutant.

Notre présentation 3d fut bonne sauf que nous n’avons su évoquer le concept. Les images numériques étaient aussi tristes que celles d’un jeu Ubisoft. Aucun mystère, de la matière brute de premier niveau.

La 3d est un moyen de présenter une vision d’une idée mais ce n’est qu’une interprétation. Notre travail consiste à travailler avec le client sur cette « interprétation ». C’est exactement le contraire que la 3d produit. Si la chose n’est pas présente, nous ne pouvons l’évoquer car elle n’est pas là.

En gros, faire de la 3d ou sortir son ordinateur pour présenter un concept, c’est perdre la magie de l’évocation au profit du pragmastisme. C’est la même désillusion que de voir son héros littéraire personnalisé au cinéma.

Il y a un décalage.