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Aux chiottes les couards

Ceci n’est pas un bilan d’une année. Cela n’est qu’un raz-le-bol de la bêtise numérique des agences au Québec.

En se croyant différent du reste de l’Amérique du Nord, le Québec se transforme tranquillement en un véritable beauf. Le beau-frère, cet être couard qui ne fait que répéter les dernières opinions entendues la veille.

Le Québec numérique a été un pionnier. Une vraie société distincte qui créait ses propres outils et qui tentait de les exporter. Netgraphe fut un précurseur et un véritable acteur. Axel, un logiciel vectoriel, a tenté de faire tomber l’hégémonie de Macromedia (Adobe) Flash au début des années 2000. Il se passait des choses. Le Québec était écouté. C’est une époque où les acteurs développaient en tentant, en réussissant et en se plantant. La chose normative était réservée au format de la bannière publicitaire. Il y avait une certaine fraîcheur et de vrais clans qui s’affrontaient.

Et sont sortis les fonctionnaires des HEC.

Et sont arrivés les techniciens de la chose numérique et tout s’écroule tranquillement autour de nous.

Le Québec numérique a été pris d’assaut par les couards qui se cachent derrière une certaine idée du marketing. Ce concept erroné du plus grand nombre que l’on doit toujours rejoindre.

La pensée unique a pris son envol par la justification de la performance à tout prix.

Les Google Adwords sont arrivés et la publicité Internet est devenue réclame. Le message est devenu technique.

Les personnes du marketing se sont inventé des nouveaux titres pour justifier leur travail. Les ergonomes web, les architectes numériques, …, vendent à grand prix des idées piquées dans les magazines ou les livres de marketing.

Et tout devient une bouillie infecte.

Ce jeudi 5 décembre 2013, les prix Boomerang ont été remis. Il y a un vrai projet qui méritait de remporter quelque chose. La Presse+, une réelle initiative courageuse qui ose une révolution dans sa façon de communiquer. Le concept est intéressant, le produit est pertinent et il y a une volonté de créer quelque chose d’inédit. Ce qui nous avait surpris lors de la sortie de La Presse+, c’était le scepticisme des professionnels de la chose numérique. Il y avait un profond dédain pour une initiative ambitieuse.

Nous sommes très heureux de voir que ce projet ait remporté le grand prix. Nous ne comprenons pas trop Mini Trade. Le concept est plaisant et intéressant. La réalisation est horrible.

Entre ces deux extrêmes, le reste de ce concours, c’est la victoire des parasites qui gravitent autour des concepteurs, designer et programmateur. La victoire de la couardise et des béotiens. Nous avons gouté à cette médiocrité intellectuelle lors de projets. Des personnes sont payées très cher pour donner leur avis sur l’ergonomie et les grilles graphiques sans avoir à mettre une seule fois les mains dans le processus créatif. C’est merveilleux comment la communication est malade. Des compagnies se donnent comme mission de jouer aux gendarmes de ce qui est possible et de bon ton vs ce qui est interdit et non accepté. Si ces gens avaient existé à l’époque de la création de l’automobile, ils auraient réclamé un cheval plus rapide.

Si les prix Boomerang remis en ce mois de décembre 2013 sont le reflet de notre société de la créativité numérique, Montréal a un gros problème. Si la prétention actuelle qui consiste à créer un véritable carrefour de création (terme local : créativité), ces résultats n’attireront aucune marque.

[notre colère étant ce qu’elle est, ce texte est en développement]

Pourquoi

Nous arrivons à nos dix ans. Il nous reste cinq années car nous avons décidé un jour que les projets doivent tous avoir une fin. Nous ne voulons pas devenir une agence confortable pour des clients paresseux. Montréal possède déjà trop d’entreprises en communication qui fournissent du McDo. Nous n’avons jamais voulu cela et le seul danger qui nous guette est celui de devenir juste une structure.

Il arrive certains jours que nous ne comprenions plus trop certains mouvements artistiques. Cela est certainement le début du gâtisme. Ce réflexe qui consiste à dénigrer ce que l’on ne comprend pas. Nous avons côtoyé une belle bande de vieux « créa » qui passaient plus de temps à chialer sur la médiocrité de la jeunesse que juste se remettre en question. Ce danger nous guette. Nous devrons un jour arrêter et faire autre chose.

En revanche, il reste du temps pour nous amuser avec des clients qui aiment travailler avec une agence qui ne respecte pas nécessairement les règles. Nous n’avons quine seule qualité. L’honnêteté dans notre travail. Nous ne travaillons pas pour notre portfolio ni pour plaire au plus grand nombre. Nous œuvrons simplement avec le client. Cela est presque banal. Une relation. Nous sommes un partenaire et nous faisons avancer les choses en rythme.

Le travail sur la Maison Smith est un bel exemple. Durant seize mois, nous nous sommes amusés avec les Amis de la montagne à proposer, défaire, refaire, proposer, rire, discuter, échanger, rire pour que la Maison Smith devienne un lieu de vie sur la montagne. Le résultat est fou. Deux salles d’exposition, une boutique, un restaurant, des salles de réunions, une salle de bal, un livre, des bornes interactives, un réseau ad-hoc, du design d’intérieur pour une maison patrimoniale. Nous avons tout appris en même temps que notre client. Le résultat est détonnant. Cela est très loin des architectures « bling-bling » proposées par les agences locales. Nous sommes sortis de la communication pour penser à un projet où les visiteurs auront du plaisir à s’y arrêter. Un lieu où les employés seront contents  d’entrer le matin pour travailler. Des petites attentions, Lichen c’est exactement cela.

Nous n’avons ouvert aucun magazine. Nous avons juste relu quelques textes d’architectes et beaucoup de romans du 19e siècle. Oui, nous savons que cela est dépassé la lecture. Nous sommes comme cela. Il nous reste cinq années avant de faire autre chose. Nous craignons de devenir vides.

02
Mille mots par jour et pas un de plus

Un après-midi, après une visite de DHC/Art avec Zoé 10 ans, sur le retour vers la maison. En marchant depuis la rue St-Jean, Zoé nous parle d’un concept qu’elle aime.

Imagine, tu n’as que mille mots par jour. Tu ne peux dire ou écrire que mille mots. Pas un de plus. Cela commence à minuit et cela se terminera à 23 heures 59 pour que ton crédit soit remis à zéro.

L’idée est géniale. C’est un prémisse littéraire très intéressant.

Un matin, en survolant le site d’Infopresse, nous tombons sur cet article de Mitch Joel.

Nous sommes désolés d’avoir créer un lien entre Mitch et Zoé. Nous aurions pu choisir un autre consultant ou gourou.

Le but ne consiste pas à dénoncer untel dans ce papier. Nous sommes juste jaloux de Zoé et nous allons appliquer ce principe.

Est-ce que tout doit nécessairement être dit ? Les Twitter et Facebook ne sont-ils pas des outils où la pensée est gaspillée ?

Nous économisons nos paroles.

Au revoir.

02
Le design c’est de la merde

Ok, le titre est accrocheur. On pourrait même penser que nous faisons de nous une grande gueule de la communication que l’on voit partout.

Cette semaine lors d’une séance photographique chez JL Baril pour leur nouveau catalogue, nous avons eu l’idée de photographier les anciens modèles. Pourquoi ? Cela ne vous regarde pas !

Regardez ces photos. Ils sont vivants, drôles, audacieux, colorés, grotesques, … mais ils ont du style. Les années 80 semblent vingt plus tard, une époque audacieuse où l’on pouvait avoir mauvais goût. Il semble que la globalisation des années 2000 ont uniformisé toutes les aspérités potentielles. Tout est pareil, identique, comme un ipod, beau, cute, blanc, écolo, bien pensant, aseptisé, pédagogique, neutre, inodore, sympathique.

La faute à qui ou à quoi ?

La vitesse ultra-sonique de propagation des modes ? À la peur ? Au manque de risque ? Au corps professoral universitaire ? À vous les consommateurs ? À nous, les concepteurs ?

Un peu de tout cela et beaucoup d’une compréhension du design comme agent de bon goût. Qu’est-ce que le bon goût ? Le beige, les lignes droites, les grilles graphiques parfaitement alignées ?

En 2009, en nous basant sur ce que nous avons vu chez JL Baril, et nous détestons la nostalgie, Lichen souhaite pour les prochaines années que le moule qui formate nos produits quotidiens et nos idées se brise.

Juste pour le plaisir.

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03
La Roux et Christian Lacroix

Christian Lacroix, est-ce la même chose dans la mode, avec la suprématie d’enseignes telles que H&M ou Zara ?
Christian Lacroix – La crise est au contraire une occasion pour nous d’être encore plus créatifs. C’est pourquoi si nous parvenons à sortir la maison Lacroix de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouve, j’ai l’intention de développer quelque chose de très spécial, quelque chose qui sera difficile à copier.
La Roux – Si vous faites quelque chose de très original dans votre collection, personne ne le copiera, les grandes chaînes ne reprennent que les choses ennuyeuses.
Christian Lacroix – Tout simplement parce que l’extravagance et la singularité ont disparu de la rue. Lorsque j’étais jeune, quand on avait un entretien d’embauche, l’important était d’être différent et de montrer cette singularité. Pas uniquement dans la mode ou pour les emplois dits “arty”, même pour travailler dans les banques. Aujourd’hui c’est l’inverse. J’ai l’impression que si les gens n’entrent pas dans le moule, ne se fondent pas dans la masse, alors ils ne retiennent pas l’attention.
La Roux – Avoir une personnalité est devenu risqué.

Lu dans l’application Les Inrocks.com pour iPhone.

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