Dans les années 50, les New-Yorkais débarquaient à Montréal pour voir les vitrines Eaton. Montréal était un centre de raffinement par rapport aux autres villes américaines.
Depuis pas grand chose. Il y a quelques magasins de luxe qui font des efforts mais que dire des petits commerces. C’est le royaume du « faut en mettre partout car les clients doivent acheter mes produits ». Ce sont des étalages de mauvais produits alignés sans désir de faire beau, alléchant et donc, vendeur. Il n’est pas rare de
C’est honteux pour une ville telle que Montréal qui clame sur tous les toits un titre de ville de Design ou mieux encore, une ville américaine avec une touche européenne. C’est le pire des deux mondes qui cohabite dans la plupart des commerces de la ville.
Sur le Plateau il existe un OVNI. Le seul magasin qui a compris qu’il fallait faire très beau pour vendre. La boutique Farfelu est connue de tous les enfants et des parents. Ballons baudruches et gadgets sont le fond de commerce. Chaque trimestre, Farfelu refait sa vitrine. C’est devenu un micro-événement pour les habitués sur quartier. Les enfants dévorent chaque parcelle des quelques mètres carrés. Cet été, il sera difficile de résister aux hélicoptères miniatures ou aux aéroglisseurs télécommandés. C’est une boutique de gadget qui met en valeur son produit en créant un univers enchanteur pour sa principale clientèle que sont les enfants.
Nous ne comprenons pas pourquoi les autres magasins n’embarquent pas dans cette aventure.

