Malgré les belles paroles et la sensation que les gens avaient compris quelque chose de nouveau sur le marketing politique, la campagne québécoise est partie en branle et ce n’est pas très beau à voir.
Obama en a fait rêver, d’autres viendront nous désenchanter. Cela est triste d’observer notre petite province devenir frileuse. Pourquoi ne pas oser ? Où sont les idées, les vraies idées qui vont inciter les gens à choisir un programme, une personnalité, un leader ?
Observez cette campagne aux États-Unis pour inciter les gens à voter ! C’est merveilleux de dire de ne pas faire, c’est une démarche presque banale lorsque vous élevez des enfants. Ne pas leur interdire quelque chose mais les inciter à le faire sachant qu’ils vont vous désobéir. C’est la base même de la communication.
Actuellement notre campagne est triste. Nos rues sont sales de panneaux insipides ou hideux, c’est une lutte d’images stériles.
Où sont les candidats qui inspirent des artistes graphiques comme nous l’avons vu lors de la dernière campagne américaine ? Où est la stratégie politique qui va créer un buzz ?
Pourquoi cette peur alors que nous n’avons rien à perdre ? Nous sommes petits, nous pouvons nous planter car nous ne tomberons pas plus bas. Les Américains ont tout à perdre et ils le font car ils savent que l’audace paie. C’est un peuple de marchands. Nous sommes un peuple de peureux.
Courage, la campagne s’achève le 8 décembre et rien n’aura changé.
Une fois de plus.

