et la saison est repartie. Les enfantillages reviennent. La saison des concours de création sont de retour.
Au Québec, ce sont les prix Lux qui ouvrent le bal. Les illustrateurs et les photographes viendront chercher leur prix pour le travail produit au courant des derniers mois.Ensuite, les producteurs de web, les designers graphiques, les publicitaires, les relationnistes, le marketing direct, les centres d’appel, les planificateurs médias, et il ne manquera que la fête des réceptionnistes pour clôturer la saison. Ce programme n’est que celui du Québec. Il faut ajouter les concours provinciaux des autres provinces et ceux nationaux pour imaginer la quantité de prix créatifs remis chaque année.
et durant toute cette période, les agences participent à d’autres prix qui seront remis à New York, Cannes, Miami, Paris et nous ne savons plus encore où.
Donc beaucoup d’argent est dépensé afin de démontrer que son pénis est plus gros que celui du voisin. C’est pathétique. Et l’univers des agences ne fonctionne qu’autour de ce concept d’une autre époque. Il faut gagner des prix pour être crédible. Les clients veulent des gagnants. Ils se foutent de la relation.
Lichen est petit, restera petit mais nous n’allons jamais dans ces sauteries consanguines. Nous avons beaucoup trop d’amour propre. Nous laissons la place aux autres. Nous préférons boire notre champagne tranquillement dans notre coin.

