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C’est l’histoire d’une personne

qui depuis plus de huit ans organise un festival de danse contemporaine dans les quartiers déshérités de Montréal. C’est l’histoire d’un danseur qui aime tellement son art, qu’il a décidé de présenter de la danse là où les gens n’ont pas l’habitude d’en voir.

Pourquoi fait-il cela ?
Juste pour faire aimer son art car les gens ne peuvent apprécier ce qu’ils n’ont jamais vu. Cet homme a pris toutes ses économies et tel un pèlerin a organisé son festival. Il a convaincu les différentes directions des maisons de la culture, des élus municipaux et depuis 8 ans, ce festival existe sans bruit.

Depuis 8 ans, ce festival coexiste à Montréal avec d’autres festivals. Il fait son petit chemin sans argent. Car à Montréal, on peut faire des activités sans fric, juste avec une passion. Sauf qu’au bout de 8 ans, quémander, ne pas avoir les moyens de ses ambitions, cela fatigue. Donc, il y a eu des demandes d’aides sous la forme de subventions publiques et d’autres auprès des instituts privés. La danse n’intéresse personne, c’est le parent pauvre des arts, cela est un fait.

En revanche pourquoi les « subventionneurs » doivent-ils humilier à ce point ? Les dossiers sont compliqués à monter et les réponses lapidaires. L’impression d’être jugé par un comité du 19ième siècle qui donne ou pas son aval. Ce paternalisme est humiliant. L’impression de sortir de la petite école.

Que les subventions soient toujours accordées à certaines personnes ou organismes, que cela soit compliqué de les obtenir etc, le débat n’est pas là. Nous aimerions que cela soit humain. Un homme a décidé de faire un festival sans se soucier de la notion de rentabilité, un geste de bonté et le système lui rappelle chaque jour qu’il est délinquant.

Transatlantique est dirigé par monsieur Rafik Hubert Sabbagh