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Dan Perjovschi, nous t’aimons

Cela est étrange, les grandes institutions ont toujours plus de courage que les petites. Le MoMA par rapport au MACm, les États-Unis vs le Canada, Apple vs Dell, ….

Passez du temps sur ces images. Cela fait du bien

Le site de cet artiste.

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amour

Lichen aime cette voiture.

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Working

Lichen bosse beaucoup en ce moment et malgré cela, Lichen est une société inquiète.

Ce sentiment est apparu le premier jour où nous sommes nés. Nous sommes passés à travers huit années, deux crises et une période où l’économie semblait fonctionner pour une certaine tranche de la population avec toujours ce sentiment de faire faillite le prochain mois.

Est-ce normal ? Nous ne le savons pas mais cela nous permet de toujours foncer et de ne jamais rien considérer comme acquis.

Lichen a failli plus d’une fois disparaître. La première fut parce que nous étions devenus gros. Nous refusions les mandats. Nous avions oublié de développer. Nous nous étions assis sur un dossier.

Depuis, nous ne faisons plus cette erreur. Lichen est maigre. Maigre parce que nous refusons de communiquer et de participer aux concours de l’industrie. Parce que nous ne sommes pas un cheval de course. Cela fut très longuement expliqué dans ce site.

Cette volonté de travailler de façon discrète nous impose une façon de procéder. Lichen est pauvre. Nous avons toujours les moyens de nos ambitions mais nous devons toujours avancer en pensant que cela sera l’une de nos dernières étapes. Rien n’est jamais acquis dans ce processus.

Lichen collabore avec des clients qui aiment cette fragilité. Nous devenons ainsi des partenaires. Notre facturation est le résultat de notre travail et uniquement de notre travail. Nous pensons que payer la décoration d’un bureau ne devrait jamais être facturée sur le dos d’un client. Nous payons nos délires sur la voiture que nous n’avons pas achetée.

Cela est plus simple.

Lichen est libre pour des clients qui veulent un produit créatif différent.

Nous faisons un métier rigolo

Nous nous levons le matin pour faire des dessins, des trucs et des machins créatifs. Nous sommes chanceux de faire de ce métier. C’est un beau métier que de faire de la pub, du design graphique, des objets, de la communication et même du web et du marketing. Sérieusement, ne serions-nous pas en train de tuer le plaisir en ne nous arrêtons pas cinq secondes ?

Qui a la chance de pouvoir faire du Facebook en étant payer ? encore 4 secondes
Qui peut se permettre d’aller au travail habillé comme un clochard et pouvoir espérer une promotion sociale ? plus que 3 secondes d’arrêt
Qui a un espresso gratuit à la « journée longue » ? 2 secondes avant la fin
Qui a la chance de pouvoir visiter un site porno pour le travail ? 1 seconde et c’est terminé
Et de manger dans des restaurants vraiment sympathiques durant 2 heures ou visiter une exposition parce que le métier l’exige ? Terminé, les 5 secondes sont finies.

Et ce ne sont que des avantages superficiels du métier.

Il y a mieux

Quel métier peut avoir autant de pouvoir sur la société tout pondant des phrases qui tuent, des visuels qui arrachent, des vidéos osées ? Qui ?

Non, ce sont nous, les publicitaires, les communicateurs. On fait un vrai métier de clown avec des enjeux qui nous dépassent, mais cela est bien d’être immature.

Pourquoi alors ces gueules d’enterrement lorsque nous parlons de notre métier ? Pourquoi cet esprit étriqué qui sort de n’importe quelle rencontre ou conférence ? Pourquoi tout ce sérieux ?
Cherchons-nous une respectabilité ?

Nous sommes des créateurs, des créateurs en arts-appliqués, nous sommes de mercenaires. On nous donne un budget et on trouve des idées. Le contrat est simple. Le reste n’est que masturbation.