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Loin du sérail

il y a un salut.

Lichen va avoir bientôt dix ans et nous sommes très heureux, malgré une petite enfance où nous avons tenté d’être comme les autres, d’être loin de l’univers dans lequel nous œuvrons.

Prix, conférences, 5 à 7, portes ouvertes et autres sauteries consanguines, nous les fuyons. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas le temps et parce que le dernier Dennis Lehane sera toujours mieux écrit que la chronique d’un directeur d’agence de publicité. Tout simplement.

Parce que vous voir vous extasier sur de la pub ou du graphisme est chiant.

Parce que nous faisons un métier de prostitution et voir d’autres putes, n’est pas très intéressant. Nous préférons les clients. Ils nous donnent souvent du plaisir et toujours de quoi payer l’épicerie à la fin du mois.

Parce que Lichen est une boite prétentieuse pour des clients qui désirent des fortes têtes capables de leur dire franchement que Lichen peut se planter. Que notre métier est futile, que la pub c’est juste pour vendre. Nous sommes loin du sérail prétentieux et inculte que l’on peut lire chaque semaine dans le Grenier aux nouvelles, chaque jour dans Infopresse, toutes les heures dans Twitter.

Mais nous aimons.

La loi des petits

Lichen est une agence qui devient râleuse. Après les cuisines, nous voici dans une autre pièce de cette belle maison qui se nomme communication.
Loin de nous de vouloir régler des comptes avec des individus ou institutions.
Nous n’en voulons pas au bulletin fax reçu chaque lundi matin sur les bureaux des agences.
Ce n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Lichen est une petite agence qui depuis 6 ans innove pour ses clients des stratégies de communication qui se déclinent en campagnes, objets,  sites et même les trois à la fois très souvent.
Depuis décembre 2001, Lichen a mangé des croûtes et a bien vécu grâce à TV5, Gallimard, le Musée d’art contemporain de Montréal, l’ONU, JL Baril et une dizaine d’autres clients. Lichen a toujours conservé ses comptes par sa gentillesse et son approche intellectuelle du processus de communication.
Nous aimons parler au cerveau, nous aimons rejoindre des personnes qui ne se trouvent pas connement devant un poste de télévision. Nous croyons que la communication consiste à frapper à chaque fois les neurones des citoyens pour qu’ils remarquent notre message car ils le trouveront moins con. Nous aimons ce que nous faisons.
Dans le Montréal francophone, pour faire savoir ce que les agences font, il existe quelques organes de presse qui s’occupent de cette industrie. Chaque agence expédie un communiqué, des images pour que les journalistes puissent faire un article. Il existe également un bulletin fax sur abonnement qui est très lu chaque lundi matin.
La semaine dernière, Lichen a envoyé deux communiqués sur deux belles campagnes que nous avons produites. Le site de La Librairie Gallimard de Montréal et la nouvelle campagne du Musée d’art contemporain de Montréal. Deux institutions culturelles importantes de Montréal avec lesquelles nous travaillons depuis plus de 5 ans.
Notre problème est que Grafika en a parlé mais pas le Grenier aux Nouvelles qui a préféré mentionner d’autres campagnes. Nous ne comprenons pas surtout vu la qualité de ce qui a été retenu.
De plus, nous payons un abonnement annuel, nous aimerions qu’il serve à quelque chose. Pour une petite agence, c’est important que nous soyons mentionnés.

Donc, en 2008, ne serait-il pas temps qu’à l’instar de iPUB nous lancions un vrai site de nouvelles de l’industrie de la création ?
Pas un site de copier/coller des communiqués, un site avec analyse, rencontres et débats.